Black Stone Cherry - Black to blues 2 Black to blues ayant connu un succès tant critique que commercial, les Black Stone Cherry ne se sont pas fait prier pour enregistrer un volume 2, de toute façon, ce n'est pas la matière qui manque tant le répertoire du blues étant vaste. Mais les Kings restent les Kings et c'est avec le "Big legged woman" du roi Freddie qu'ils lancent ce nouvel EP. Un chant qui colle à l'esprit, une guitare puissante, un groove plus marqué que l'original, c'est pas évident de reprendre des standards mais les BSC repassent haut la main le test en donnant un sacré coup de jeune à un ce vieux hit de 1970 qui n'est même pas de Freddie King au départ. Autre montagne gravie sans difficulté, "Me and the devil blues", signée du guitariste des années 30 Robert Johnson, le titre a déjà été pas mal repris (The Doors, Peter Green, Eric Clapton, Simply Red, ...) mais cette version pleine de spontanéité a sa place aux côtés des meilleures. "All your love (I miss loving)" n'est pas aussi célèbre que ses voisines (même si tu connais la discographie d'Otis Rush) mais l'interprétation et la finesse du mix qui honore chaque instrument en fait une des plus belles plages sur cette plaque de six. Howlin' Wolf est un des chouchous des Kentuckiens, son boogie "Down in the bottom" respire la testostérone et pulse bien davantage que la version des Stones qui semblent bien sages... Bluesman des années 50, Elmore James serait certainement ravi d'entendre la nouvelle version de son "Early one morning", là encore, le son est méga classe et si c'est un peu plus abrasif que l'original, ça met un joli coup de projecteur sur son travail. Le "Death letter blues" se retrouve très habillé puisque la puissance vocale de Chris Robertson n'est pas celle de Son House et que sa guitare n'était pas franchement distordue mais là encore, la vision de Black Stone Cherry est pertinente. La déclaration d'amour au blues n'était donc pas terminée, elle peut même se poursuivre, je ne vois pas qui s'en plaindrait.