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Biographie > Big Mama.

Big Mama est peut-être un des groupes les mieux organisés dans le milieu ska rock. Ou du moins, c'est certainement le groupe qui a visé le plus juste dès le début. La formation, fan de reggae, de ska et de rock, n'est pas peu fière d'être inspirée par une des formations qui restera dans les annales du rock, la Mano Negra. Fusion de styles et de passions, B.M. balance le son au milieu des années 90's et lance parrallement son label, Big Mama Records. Mais le groupe est un amoureux de la scène, et c'est depuis 6 ans, 250 concerts au compteur, ça commence à faire beaucoup. Depuis 96, Big Mama a participé à multitudes de compil' et autres 45 tours, le plus souvent sous son initiative. Stéphane, chanteur guitariste de la formation, n'est pas peu fière non plus de s'occuper du label Small Axe et de la fameuse distribution Tripsichord. Voilà un moyen malin de faire parler de son groupe, mais surtout d'apparaître, dès 97, aux cotés des grand du rock qui n'étaient qu'en expension à l'époque, comme la Ruda Salska, les Marcel et aussi Sergent Garcia dans la première de la trilogie Frenchy reggae party ! Après un 4 titres et un album vendu à ce jour à 12.000 exemplaires, Awaneutchize, Big Mama revient fort avec Operation dancefloor, bombe artisanale composée par 7 musiciens avides de sons et de sensations fortes. Confirmation en 2005 avec un nouvel effort de la grosse dame intitulé Rock 'n' Roll Karma..

Big Mama / Chronique LP > Rock 'n' Roll karma

Big Mama : Rock'n'roll karma Big Mama est de retour après quelques années d'absence discographique. Mais comme dirait l'autre, plus c'est long, plus c'est bon. Et là, ça valait vraiment le coup de patienter un peu pour se mettre un bon opus rock dans les oreilles. Rock 'n' Roll Karma déboule alors que l'hiver s'installe et que la France va mal. Et rien que pour ça, on apprécie. Car les Big Mama vont nous réchauffer les escourdilles pour un bon moment. Treize titres composent ce nouvel album, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le groupe a évolué dans le bon sens du terme. Après un premier album surfant sur la vague ska de l'époque (vague dont ils ont été un des précurseurs) et un deuxième effort évoluant vers les sphères "rock 'n' rollesques", voici un troisième opus carrément tourné vers les mélodies pop, les accents rock et quelques virages reggae vraiment bien négociés. Big Mama, c'est comme le bon vin, avec le temps, ça se bonifie. Les parisiens sont authentiques. Aussi bien dans les textes qui sortent de la triste habitude des paroles à chialer du rock français version 2005, que dans les compositions qui sont riches et paradoxalement simples et efficaces. Chaque musicien se complète parfaitement dans ce joyeux bordel organisé. A l'exemple des guitares qui a-saignent des riffs musclés sans faire de chichi. Les cuivres suivent le même mouvement, en évitant de tomber dans le piège du remplissage. A l'instar de La Ruda avec son excellent 24 images/seconde, et à moindre échelle, Big Mama a su évoluer au fil des disques, d'une manière moins brutale que les angevins. Pas de doute, les gugus aiment le rock, et se permettent même, en invitant Guizmo Tryo et Fermin Muguruza de revisiter à leur manière les Clash ("Bank robber"). Qu'il soit dub ("Spartacus"), rock (l'excellent "Un pas en avant" qui remet bien les idées en place !), reggae (le non moins excellent et dansant "Bel et bien") ou un peut tout à la fois ("Commun comme eux"), Big Mama est à l'aise, sans complexe, et surtout sûr de lui sans être prétentieux. Chansons sans prétention ou tubes en puissance ("Pour un jour"), le septet nous gratifie d'un album plus que plaisant, parfaitement maîtrisé (des textes aux compos en passant par l'excellente production). Mis en boite au Black Box (Sexypop, Thugs, ...), Big Mama a mis en application la fameuse fable de La Fontaine, rien ne sert de courir, il faut rocker à point.

Big Mama / Chronique LP > Operation dancefloor

big mama : operation dancefloor Et 1, et 2, et 1, 2 , 3, 4 !!! Quand il s'agit de remuer les foules, aucune hésitation, optez pour la meilleure opération. D'après mes savants calculs faisant entrer différents para-maitres (distortion, émotion, séduction, fusion, gros son, pétage de plomb), une seule solution : la Big Mama connection ! Et oui les enfants, Big Mama, véritable ode à la fête et à la sueur tout droit venu de la région parisienne, nous revient avec Operation dancefloor, énorme disque pour les fans du ska-reggae-rock-disco-funk-à-paillette qui n'attendaient qu'avec impatience la suite d'Awanateuchize, premier effort longue durée du B.M. Crew. Quelques années ont passé, fini les concerts déguisés, exit la chanteuse accompagnant Stéphane au chant, bienvenu Sébastien à la deuxième 6 cordes, un café et l'addition s'il vous plaît. Quand on a vu Big Mama sur scène, on sait que le groupe est né sur les planches, que la sueur rime avec bonheur. Grâce à Opération dancefloor, la puissance se retrouve aussi sur disque. Pas un simple groupe festif, plus qu'un rock band, Big Mama n'est pas un batard de quartier mais un croisé de trop rare espèce. 11 chansons toute en français, si on excepte "Bala Perdida" de nos maitres à tous la Mano Negra. 11 titres de haute qualité, avec une excellente production. Big Mama a pris le temps pour sortir le disque ultime, précis et bordélique à la fois. Comme lors du précédent méfait, le disque démarre sur des chapeaux de roue avec "Hawai 5.0", reprise du générique "Hawai police d'Etat", façon Big Mama, c'est-à-dire avec de grosses guitares bien electriques, une batterie à la limite du métallique, des cuivres chauds et un clavier bien retro. Ouf, après avoir remis en place les tableaux de votre salon, vous en reprendrez pour plus de 45 minutes. Et oui, Big Mama aurait du stycker leur album à la manière de "faites gaffe, disque remuant", ou un truc du genre. et ce n'est pas "Bonita" premier single de l'album au ska punk revigorant, qui contredira le dicton champigneullesque "Si t'aime le bon son, tu va remuer du fion". Big Mama joue avec les ambiances passant du tout à l'autre tout à s'en exploser la toux ("bonita", "Salélodénouye", "Un pour tous"), n'hésitant pas à jouer le ska, le punk et le reggae, en osant même des incursions le temps de quelques mesures vers le métal crasseux comme a pu l'explorer jadis FFF ("Mr Durand"). Le reggae, Big Mama semble bien connaitre et mieux que ça même, en l'incorporant dans des morceaux tout droit venu des iles ("Moin pa ka travallé"). Mais il n'y a pas que le fun, et Big Mama sait ralentir le tempo et jouer en mineur des morceaux. "Rivé au zinc" en est le parfait exemple, avec cette fausse intro entre Yann Thiersen et les Têtes Raides (dans le genre gaie, on a vu mieux !) pour ensuite rebondir sur du reggae pour évoquer l'alcoolisme avec, si je peux me permettre, un petit plagiat/référence aux collègues des Fils de Teuphu (allez, celui qui trouve m'envoie un mail et recevra un cd !). Big Mama, tout au long de ce disque, se fait plaisir et a recours a divers sons qu'on a pas forcément l'habitude d'entendre chez un groupe dit festif (electro, sons de claviers, ...) et pousse l'expérience a faire un très bon morceau dub "Godzilla dub" avec quelques samples très discrets de la bête. Les trois morceaux majeurs de ce disque restent tout de même "Bala perdida" car bien sur, La Mano, ça restera majeur. "Silly Conne", l'histoire des meufs refaites de haut en bas, très electro au commencement, hyper rock'n'roll au riff imparable de Stéphane au final, est le morceau imparable du disque. Quand au formidable "Operation dancefloor", funky à souhait dans l'esprit du premier album, encore une fois dans la veine FFF époque Free for fever, c'est à dire la meilleure période, avec une fin des plus folle au beat électro ultra rapide et à la guitare mordante Ultra Orangienne, rien à redire, bah ouais, j'ai presque déjà tout dit ! Les textes sont marrants, pas de morale à deux balles, pas de prétention à se la montrer intello, bref bon pour la détente.
En résumé, excellents compo, bon son,beau digipak, petit prix, tout est réuni pour voter le Big Mama Style ! Pas de doutes, Big Mama nous offre un disque de haut niveau, va falloir s'entrainer à sauter et à gérer ses flows de sueur, car quand B.M. passera dans votre ville lors de sa prochaine tournée, faudra pas les louper. Ressortez les All Stars et les blouzac en cuir, ça va faire mal.