Ben Harper - Wide open light En juin, Ben Harper a sorti un 17ème album studio. Ceci via le label Chrysalis Records et le distributeur Modulor. Le musicien se charge également de la production de sa nouvelle galette. Dans ce travail, deux collaborateurs de longue date l'accompagnent. Il s'agît de Danny Kalb (ex-The Blues Project) et de Jason Mozerky (ex-Relentless 7). Trêve de digressions, c'est Wide open light qui est maintenant dans les bacs...

Ben Harper choisit de ne pas attendre pour nous offrir une petite douceur. "Heart and crown" vient en premier. Elle montre une intention minimaliste. C'est une balade instrumentale à la guitare acoustique. Toujours seul, le musicien poursuit sur "Giving ghosts". La slide guitare est une berceuse. Sa voix intervient et prend des allures soul. Un son particulièrement pur.

Plusieurs collaborateurs sont à l'œuvre. Guitariste sur White lies for dark times (2009), le fameux Jason Mozerky vient prêter son instrument sur "8 minutes". Un morceau qui propose une folk aérienne. Le chant additionnel de Shelby Lynne n'est pas étranger à cela. Quoi qu'il en soit ce premier duo au chant est particulièrement réussi. Puisque la recette fonctionne, Ben Harper reprend deux fois l'exercice : d'abord sur le morceau "Yard sale" avec Jack Johnson qui chante "I'm pretty sure, she's gone for good" avec un brin de nostalgie dans la voix, ensuite avec Piers Faccini qui arrive à la moitié de Wide open light avec son oud entre les mains pour assurer les chœurs.

"Trying not to fall in love with you" peut surprendre. Elle est un peu comme une île entourée des autres titres. Là-bas, Ben Harper choisit de s'accompagner au piano. L'instrument donne des airs plus classiques à la musique. "One more change" nous ramène sur les chemins du gospel souvent empruntés par l'artiste. Moins de trois minutes après, "Growing growing gone" revient sur des airs plus folk. Sur l'ensemble de l'album, Ben Harper se fait un malin plaisir à toucher à tout les styles.

Comme nous étions arrivés sur Wide open light, nous pouvons repartir. "Thank you pat prayer" qui clôture le chapitre est à nouveau une belle piste instrumentale. Le fil rouge de cet album est l'amour. Pas toujours celui qui rend heureux mais l'amour quand même. Quant au son, Ben Harper joue toujours avec les racines de la musique afro-américaine sans se limiter. C'est ce qu'il fait depuis trente ans et il continue avec cet album minimaliste. Et c'est bien comme ça.