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Biographie > A la recherche du son perdu...

Balbec se créé au début de l'année 2002 sur les fondations d'un projet solo. Inspiré par la vague indie-pop et post-rock des années 90 (de Nick Drake à Mogwaï en passant par Tortoïse et Stereolab), le quintet produit sa première démo, Including pauses puis passe à l'EP (From mud to gold) deux ans plus tard, soit en 2004. Mettant du cœur à l'ouvrage et sans presser les choses, c'est en 2006 que les parisiens sortent leur premier album, Behind the red curtain. Puis, comme il restait un format à explorer, le single Manufactured de 4 titres paraît en 2007 et vient compléter une discographie jusqu'à la sortie du deuxième album intitulé Rise and fall of a decade en ce début d'année, sonnant ainsi le retour du groupe aux affaires.

Balbec / Chronique LP > Two sides to every story

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Pour leur 3ème LP, les Parisiens de Balbec ont voulu faire les choses en grand : se frotter au projet ambitieux de sortir un double album de 17 titres. Two sides to every story, dont l'enregistrement et le mixage ont été assurés par Alex Mazarguil (Gentle Republic) et le mastering par Ryan Morey (Arcade Fire), renoue avec ce rock indé 90's ascendance pop mélodique que l'on a pu découvrir sur leur précèdent opus, Rise and fall of a decade. Si nous validons haut la main le choix du style musical (l'influence, entre autres, des Pixies ou de Sebadoh aidant), les compositions sont une toute autre histoire. Alternant passages tendus, hypnotiques et d'un calme précaire, les titres se retrouvent souvent piégés par un jeu crispant entre deux chants, l'un féminin et l'autre masculin, qui malheureusement les desservent. Et même si on a l'impression que Balbec s'écoute jouer, en témoignent les longueurs de certains titres, la monotonie nous gagne assez vite. Sacrément dommage car avec un seul disque d'une dizaine des meilleurs titres triés pour la plupart sur le deuxième disque, qui reste le plus palpitant à mon sens, cette oeuvre aurait mérité beaucoup plus d'attention.

Balbec / Chronique LP > Rise and fall of a decade

Balbec - Rise and fall of a decade Ce nom vous a surement frôlé les oreilles si vous avez déjà eu affaire avec Proust. Balbec n'est pas que la ville imaginaire du roman "À la recherche du temps perdu", publié en sept tomes au début du siècle précèdent, mais également un quintet parisien pratiquant un rock indé incluant une pop assez subtile. Rise and fall of a decade est le deuxième album de cette formation qui a fêté ses huit ans cette année et qui, curieusement, n'est toujours pas signé sur un label. L'autoproduction a du bon en terme de liberté mais peut montrer parfois ses limites sur des sujets tels que la production ou la promotion. Balbec semble avoir trouvé la parade puisque le groupe fait parler de lui dans la sphère rock française et au delà de nos frontières. Remarquez, il y a de quoi ! Quand on maîtrise aussi bien son sujet, la suite n'est généralement que positive. Les parisiens sont nostalgiques des grandes heures du rock indé des années 90 et le font savoir. Derrière ce nouvel album de Balbec sommeille le fantôme de la puissance mélodique des Pixies, l'exubérance de They Might Be Giants et l'aisance technique des maîtres du lo-fi fraîchement reformés Pavement.
Sans omettre de faire émettre une pensée à The Smiths, l'élève Balbec cultive également son côté ado insouciant par une pop sucrée sur un "Wysiwyg" peu convaincant ou sur l'excellente et efficace "In the air". Mais les Parisiens arrivent sans coup férir à charmer par la voix de leur chanteuse dont la verve et la présence sonore (est-elle surmixée ?) est parfois un peu trop mise en avant. Les groupes français prouvent une nouvelle fois qu'ils ne sont pas des manches en matière de pop-rock. On regrettera juste que Balbec n'ait pas eu son heure de gloire il y a quinze ans et que ses musiciens n'aient pas lâché quelques titres plus rentre-dedans et des envolées de guitares à l'image de la moitié du morceau "Drifting" où les frissons se font sentir. Car les 90's, c'était aussi cela.