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Biographie > Losing my religion

Bad Religion voit le jour dans les années 80 lorsque des camarades d'écoles décident de former un groupe : on retrouve alors Greg Graffin (voix), Jay Bentley (basse), Jay Ziskrout (batteur) et Brett Gurewitz (guitare). Ils sortent un premier EP Bad Religion via la structure Epitaph Records crée et géré par Brett Gurewitz. 1982 sera l'année du premier album avec How could hell be any worse ? qui permettra au groupe d'accroître sa popularité. Durant l'enregistrement de celui-ci, Jay Ziskrout donne sa démission et Bad Religion se retrouve avec un nouveau batteur en la personne de Peter Finestone. L'année suivante, le groupe sort Into the unknown : un album qui a été désavoué par la suite parce qu'il s'écartait trop du style de prédilection notamment au travers d'arrangements au piano. Une année est passée, le groupe sort de nouveau un EP Back to the known qui renoue avec un Bad Religion plus orthodoxe (sic) ce qui n'empêchera pas le groupe de se séparer peu de temps après la publication de ce disque. Il faudra quelques années aux américains pour avoir de nouveau envie d'en découdre et faire renaître de ses cendres Bad Religion avec l'album Suffer (1988) que beaucoup considère encore comme leur meilleure production.
Depuis, malgré quelques changements de line-up, les punk-rockeurs sortent des albums de manière régulière jalonnée par quelques évènements majeurs : le groupe signe chez Atlantic Records pour l'album Stranger than fiction, ce qui causera le départ de Brett Gurewitz qui accusa alors le groupe d'avoir vendu son âme. Gurewitz fut remplacé par Brian Baker (Minor Threat, Dag nasty) mais celui-ci est hélas lié à une période assez mauvaise en termes de popularité pour le groupe. Brett Gurewitz reviendra de nouveau dans le groupe (avec toujours Baker à la guitare) pour l'album The process of belief qui est également l'album du retour dans l'écurie Epitaph pour Bad Religion. Le line-up, plus moins solide aujourd'hui, est maintenant constitué de Greg Graffin au chant, de 3 guitaristes (Brian Baker, Brett Gurewitz et Greg Hetson) de Jay Bentley à la basse et de l'ex-Infectious Grooves et Suicidal Tendancies : Brooks Wackerman (batterie).

La carrière de Bad Religion étant relativement longue et productive, voici une liste exhaustive de leurs albums :

How could hell be any worse ? (1982)
Suffer (1988)
No control (1989)
Against the grain (1990)
Generator (1992)
Recipe for hate (1993)
Stranger than fiction (1994)
The gray race (1996)
No substance (1998)
The new america (2000)
The process of belief (2002)
The empire strikes first (2004)
New maps of hell (2007)

Bad Religion / Chronique LP > Diesel

Diesel Diesel est un rockumentaire étonnant. Et détonnant. Imaginé il y a vingt ans par son réalisateur David Basso, compilé durant deux décennies sur la route et monté depuis quatre ans, il permet un voyage en immersion dans le quotidien de groupes et d'activistes du punk rock autour d'une colonne vertébrale bien connue de nos lecteurs (à savoir le groupe Uncommonmenfrommars). Prêt pour le voyage ? One, two, one two three four !!!

1994. Le punk rock, par le biais de The Offspring, Green Day, Bad Religion et consorts assomme le monde. Trois frangins et un pote d'enfance se lancent dans l'aventure, et David, cinquième roue du carrosse (sans que cela soit péjoratif), prend la caméra. Ainsi est né Uncommonmenfrommars. Presque 20 ans sur les routes, des centaines de concerts dans le monde entier, une pelletée de disques, des milliers de kilomètres pour rejoindre salles, squats et autres festivals, et une vie dévouée au rock. Celui qu'on aime : amplifié, passionné et passionnant. Tout ça pour en recueillir quoi ? D'ailleurs, l'esprit punk rock, c'est quoi ? Vastes questions. Alors qu'on assiste tout au long du film à la montée en puissance du groupe (signature et fer de lance éphémère d'une major, enregistrement aux États-Unis) puis, du jour au lendemain, aux plans démerdes, à la prise en main de tout le merdier administratif et logistique, et à l'application grandeur nature du DIY sans jamais que la passion ne soit altérée, cette niche qu'est le punk rock et l'univers de la débrouille est brillamment décrite et analysée par les groupes et musiciens les plus influents de par chez nous (Burning Heads, Nasty Samy, Dead Pop Club, Les Wampas) et du monde entier (brillantes analyses de Bad Religion, Hard Ons, Frank Turner, NOFX), mais aussi d'activistes divers et variés (comme le passionnant sociologue Fabien Hein, l'éminent journaliste Franck Frejnik ou le manager des Béruriers Noirs et patron du label Crash Disques Marsu).

Les fausses idées (notoriété, business, glandage...) sont balayées d'un revers d'accord de guitare, et c'est bien cela qui est fascinant dans ce road movie : en pulvérisant les clichés, ces passionnés révèlent la réalité du punk rock en France et dans le monde entier. Ainsi, Peter Black en surprend plus d'un quand, alors qu'il n'est pas en tournée, il conduit un taxi en Australie. Autre exemple avec Forest Pooky qui, en revenant d'une tournée à la Réunion, a émargé un bénéfice de 23 euros. Sans oublier la stratégie de Fat Wreck Records qui privilégie la qualité des groupe à la quantités de disques vendus.

Pour avoir personnellement baigné, à moindre mesure, dans ce petit monde pendant quinze ans en partageant le quotidien d'un groupe qui s'est forgé sur la route (Flying Donuts pour ne pas les citer), Diesel a réussi à me surprendre. Et bien sûr à m'émerveiller. Car plus qu'un film, Diesel est aussi la bande son d'une génération de passionnés, activistes, fanzineux, acteurs de l'ombre et aussi et surtout spectateurs et auditeurs qui, en organisant un concert dans un bar miteux, en tirant une feuille de chou faite de chroniques et d'interviews, ou en se déplaçant de salle en salle, ont fait, font et feront toujours (sur)vivre le punk rock. Chapeau.

En attendant la production du DVD, je te conseille fortement de te renseigner sur le site du film ou sur les réseaux sociaux pour savoir si le film sera diffusé dans ta ville en version grand écran. Car, crois-moi, ça vaut le coup d'oeil.

[fr] diesel-lefilm.com (1 hit)External ]

Bad Religion / Chronique LP > The empire strikes first

Bad Religion - The empire strikes first En vingt ans de carrière, il est rare qu'un groupe ne rencontre pas quelques coups de mous et c'est ce qui est arrivé à Bad Religion avec une période post-No substance mi-figue mi-raisin. Sauf que le groupe s'est sacrément bien repris avec The process of belief qui marqua le retour dans la maison Bad Religion de Brett Gurewitz, l'un des musiciens fondateurs. Deux après, les Californiens débarquent avec The empire strikes first et c'est un excellent cru de punk-rock mélodique.
"Sinister rouge", le premier titre de The empire strikes first explose après une introduction qui a le mérite de faire grimper le taux d'adrénaline : batterie au taquet, rythme TGV, chœur à l'unisson, ton mordant alliées à des riffs made in Bad Religion dont l'efficacité et le sens mélodique a déjà largement été prouvé. Un début d'album exaltant comme le sont tout autant "Social suicide" et "Atheist peace" dont le coup de frein à main permet de reprendre son souffle en attendant le prochain coup d'accélérateur "All there is" : Bad Religion, c'est comme les montagnes russes, c'est toujours drôlement sympa quand ça ralentit un peu comme sur "Boot stamping on a human face forever" mais c'est quand le rythme rivalise avec la vitesse d'un bolide lancé à toute allure que ça devient terriblement grisant. Et des occasions de ce genre, les américains vous en donneront pour vos oreilles via des belles pièces de punk-rock mélodique comme "Let them eat war", le scandé "God's love" ou encore "Beyond electric dreams" et son "Here we go now !" introducteur. Ne parler que de musique avec Bad Religion serait vous donner une vision erronée et non représentative de ce qu'est le groupe : c'est aussi une conscience et une entité concernée par les travers de ce monde qui s'exprime au travers de la musique. Des titres comme "Social suicide" et "Let them eat war" sont révélateurs et transpirent leurs engagements : inutile de dire que ça rend la démarche du groupe encore plus sincère et respectable. Après deux décennies, la flamme et leur esprit revendicatif ne se sont pas éteints. Le punk caviar, le groupe laisse ça aux autres englués dans le grand cirque de la machine à vendre MTV.
Les Bad Religion sont toujours des pros quand il s'agit de nous faire passer un excellent moment de musique. The empire strikes first est ce que j'appelle "un album autoroute" : on sait d'avance ce que la galette contient et ou les musiciens vont nous emmener. Un excellent moyen pour débrancher la cage à neurones et se laisser guider par des musiciens dont le savoir-faire n'est plus à démontrer. Ce groupe jouissait d'un capital sympathie assez conséquent pour ma part et c'est sûrement pas avec cet album qu'il en subira une quelconque érosion.