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Biographie > le cirque Babylon

Tout commence en 1996 dans les quartiers de Lyon. Quelques adorateurs de la fête et du rock'n'roll façon festif décident de se réunir pour aller parader et prêcher le sourire et la bonne humeur dans toute la France. Babylon Circus est né. Le temps de se constituer un bon petit répertoire en concert que le groupe enchaîne des concerts basé sur la musique et le spectacle visuel. Normal pour un groupe qui se veut approcher l'univers du cirque. Très vite, Musika, un 9 titres est paru en 1997, suivi deux ans plus tard de Tout va bien, marquant tous les deux les bases de l'univers du groupe. Sorti en 2001, Au marché des illusions est labélisé chez les excellents Small Axe. Dès lors, les tournées se suivent et ne se ressemblent pas, histoire de ne pas présenter pendant 100 concerts la même formule. Ça tourne en France, en europe, bref, ça marche partout. En 2003, le groupe est reparti dans le local de répèt histoire de nous recomposer quelques chansons dont ils ont seuls le secret...

Babylon Circus / Chronique LP > Au marché des illusions

babylon circus : au marché des illusions Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'adore les groupes de rock. Et puis les groupes de rock festif. Et puis aussi les groupes de rock festif qui mélange pleins de style. Et puis les groupes de rock festif qui mélange pleins de styles comme le ska, le reggae, le jazz, tout ça... des groupes musicalement très riches mais qui ne se prennent pas la tête, des mecs qui font la teuf sur une scène qui ressemble à un vrai champ de foire sans dire que des conneries dans leurs chansons. Vous êtes comme moi ? Bon, bah dans ce cas là, je vais vous présenter un disque qui comblera vos souhaits ! Mais chut, je vais parler tout bas...c'est une histoire certainement vraie, qui se finit bien et qui est... bien. Il était une fois des copains musiciens qui ont monté un groupe. Allez, ça s'appellera Babylon Circus. Et les Babylon, et bien ces bougres ont sorti un album de killer, et je peux vous assurez que ce ne sont pas des clowns. Dans le genre numéro d'équilibriste, nous avons les musiciens : guitare, basse, batterie, cuivres, clavier. Ces équilibristes réalisent tout au long du disque de jolies numéros d'équilibriste, variant du jazz au ska, de la fanfare au gros riff bien rock, toujours dans le même esprit. C'est assez pointu niveau technique, l'orchestre est à l'aise, ça joue très bien, parfois très vite, mais toujours dans un soucis de perfection. Les sons sont riches, les mélodies présentes en masse, les changements de situations et de rythmes bien huilés. Et dans ce cirque hors du commun, nous avons un Monsieur Loyal assez balaise quand il s'agit d'accompagner ses compagnons de cirque. Ils composent des textes pas bêtes du tout, variant les plaisirs en français et en anglais parfois, touchant des thèmes certes trop souvent exploités mais avec une touche personnelle d'une efficacité déconcertante ("Paul", "Casse la fatigue") et ce véritable frontman de la piste accompagne parfaitement ses petits compagnons. Les clowns sont évidemment de la partie, sous la forme de la festivité délivrée dans la musique du cirque de Babylon, qui respire très souvent la gaîté et l'envie de se lever pour danser et accompagner un orchestre qui n'en demande certainement pas tant, à l'instar de ces 6 minutes de bonheur avec "Lorenzo". Les cuivres sont chauds, le clavier sue à l'instar d'une partition de Deep Purple. Mais que serait un cirque sans les animaux ? Le cirque de Babylone accueille beaucoup d'espèce qui ont la particularité d'effectuer des numéros de déhanchements sur des rythmes rock endiablés ("Yakafokon"), tandis que les animaux féroces resplendissent d'agilité sur les rythmes des musicos. Un beau programme ! Le public ressortira de ce marché des illusions avec un sentiment de bien être et l'impression bien réelle d'avoir écouté le temps de 14 morceaux, tous aussi bons que les autres, une bande de nomades qui bouffent des kilomètres pour présenter un spectacle qui évoluent tous les six mois pour ne pas se languir dans la répétition. L'auditeur en ressortira grandi d'une jolie découverte pas fermée pour un sou dans un style, mais qui jongle dans tant de domaines qu'il est conseillé de porter ses petites oreilles sur ce grand disque. Dommage que parfois, la voix du maître de cérémonie ait parfois des ressemblances avec le skin de service Pierpoljak, mais bon, on lui pardonnera très facilement tant le reste est parfait, et puis, ce n'est pas de sa faute !