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Biographie > Dancing in the eye of the storm

Ils sont cinq, ils sont allemands et répondent aux patronyme de The Audience. Pratiquant un savant mélange de rock, de post-punk et de new-wave, Bernd Pflaum, Sebastian Wild, Florian Helleken, Johannes Preiss et Michael Arnold se font remarquer dans leur pays en 2007 lorsque sort leur premier album Celluloid, via le label Hazelwood Vinyl Plastics. S'inscrivant dans la lignée de leurs compatriotes de The Robocop Kraus, les cinq de The Audience décident de passer outre leurs frontières natales et de déverser des hectolitres de rock racé un peu partout en Europe à l'heure de déposer leur deuxième effort long-format entre nos écoutilles. Son titre ? Dancers and architects.

The Audience / Chronique LP > Dancers and architects

The Audience - Dancers and architect Quand The Audience s'adresse à son public, il ne perd pas de temps en formules stériles et courbettes d'usage, il fonce et pour cause, il n'a pas vraiment le temps de lambiner en chemin. 12 titres pour moins de 38 minutes de musique, les allemands sont plutôt du genre pressés. La preuve dans les faits puisqu'après un "Teal missing" qui présente le sujet de travail, ils enquillent pas moins de 3 paragraphes en moins de 6 minutes (dont le très speedé "Picture's motion"). La démonstration musicale est implacable. Millimétré, leur rock aux mélodies légèrement déglinguées se laisse porter par un orgue qui vient se poser comme un cheveu sur la soupe là où les guitares tentent de garder le cap au travers de compos tempétueuses à l'énergie qui ne se dément jamais tout au long de ce Dancers and architects ("Ice cubes", "Nobody is safe").
Une dominante post-punk typiquement anglo-saxonne, des rythmiques bondissantes façon Bloc Party (d'ailleurs le chant n'est pas sans évoquer régulièrement celui de Kele Okereke), une new-wave électrisante qui vient marquer tranquillement le contrepoint, une petite touche de psychédélisme pour relever le plat, quelques minutes au four et le résultat se laisse déguster non sans plaisir. Guitares nerveuses, mise sous haute tension et énergie largement communicatrice, les allemands n'ont pas besoin d'en faire des tonnes pour attirer l'attention des amateurs de rock fraichement sorti du frigo et complètement décomplexé. Mention spéciale à un "Paperboy's soul" tendu comme jamais et à la puissance mélodique qui n'a d'égale que l'inventivité dont fait preuve le groupe pour ciseler des motifs musicaux originaux. Une architecture peu conventionnelle, des jeux de rythmes électrisants ("Marble St 108") et quelques ambiances vertigineuses propices à une plongée sans filin dans des petites crevasses no-wave, plutôt pressé The Audience referme cet album aussi vite qu'il l'a ouvert ("A.M", ""The red echo). Un disque racé qui exhale un sentiment d'urgence palpable et n'en recèle pas moins quelques petites finesses mélodiques et rythmiques de premier choix.