Atomic Garden @ Le Korigan 2010 Atomic Garden @ Le Korigan 2010 A cinquante ans, si tu n'as pas vu Atomic Garden en live, tu as raté ta vie....

Auparavant, ce sont les Black Candy Store puis les Yeeaaah qui sont chargés d'ouvrir les hostilités et refroidir un public pas spécialement venu en nombre faute de très grosse tête d'affiche, mais également parce que c'est soir de match... et par ici, c'est une institution qui dépasse de très loin les sphères du rock (soupirs blasés).
Rock/pop aux très légères colorations néo (oui ça existe encore) pour les premiers, punk à tendance "core machin truc" bien arrachée, les deux groupes n'évoluent pas vraiment dans le même registre musical et ont pourtant le point commun de livrer des sets... franchement trop long (plus d'une heure à chaque fois) sans réellement inventer quoique ce soit. Gros son de façade (merci l'ingé de la salle), des morceaux globalement maîtrisés, de l'énergie, mais des musiques déjà entendues mille fois par ailleurs, en clair, rien de nouveau à l'horizon. Par contre, 2x1h comme ça, c'est un peu lassant à la longue.

00h00 passée de quelques minutes. C'est (enfin) au tour des Atomic Garden de faire vibrer les murs du Korigan. Et si le groupe n'a que moyennement les faveurs d'un public qui au fil des heures s'est quand même pas mal clairsemé, les Clermontois font comme si et envoient le bois d'entrée de set. "ls sont en place" dirait ce cher Gui de Champi, pas manchot lorsqu'il s'agit de nous démouler une chronique de son cru (cf : celle de Little stories about potential events). Compacts et furieusement énergiques, les scuds rock punky matinés de grunge foudroyant sont envoyés dans les conduits auditifs avec une fougue peu commune et une maîtrise de tous les instants. Cédric, le petit nouveau derrière les fûts (arrivé en lieu et place d'un Loïc démissionnaire à qui l'on souhaite bon vent) n'a même pas trois répètes dans les chaussettes et pourtant il assure le coup quasiment sans ciller. Là c'est quand même la classe. D'autant que ses deux compères font le travail : guitares cinglantes, basse vrombissante, voix légèrement éraillée qui passe parfaitement, Atomic Garden en live, ça sonne comme un détonnant mélange de Dead Pop Club, Foo Fighters, Samiam, Mega City Four et Husker Dü. Et sur scène, c'est le Blitzkrieg. Un déluge de décibels qui nous arrivent dans la figure par vagues entières, une section rythmique qui envoie tout ce qu'elle a (et elle en a...), un chanteur/guitariste qui va au charbon, le groupe fonce droit dans le tas et incendie la scène du Korigan (malgré un public désespérément... assis). Incroyable, car chez les Clermontois ça joue fort, vite et bien (oui, au W-Fenec on cherche à aller loin dans le vocabulaire de nos reviews) et surtout, ça joue à l'énergie. Quelques vannes pour entrecouper les morceaux (mais rien à faire, impossible de dérider l'assistance), une envie certaine d'en découdre malgré un peu de fatigue, l'heure tardive et le peu d'enthousiasme du public, peu importe le power-trio clermontois en a vu d'autres. Faut dire qu'il a bourlingué jusqu'à Nashville alors le Korigan... devra se plier à ses riffs, pugnaces, survitaminés et percutants. La rage au corps, le Rock dans la peau, les jardiniers arrosent leur set de compos issues de leur dernier album en date et de deux titres inédits (dont un "in progress") et délivrent un set atomique (ben oui.. quand même) et bien chargé en petites bombes hi-energy qui déracinent tout sur leur passage. Imparable.

[Note de l'auteur : oui je suis resté jusqu'à la fin...]
[Note de l'auteur (bis) : la photo n'est pas floue, c'est normal elle n'est pas de moi]