Asyl : Petits cauchemars entre amis Du rock. Des textes un peu provocateurs. Des lignes de basse qui envoient. Un truc frais qui ne se prend pas la tête et qui arrive à faire du bon rock n roll en français, avoue que ça ne courre pas les rues... Et si en plus, on est assez loin de Noir Désir et assez proche des "vieux" groupes punks, on a tout à gagner... Les constructions sont assez simples, directes et efficaces, Asyl n'attend pas plus de 10 secondes avant de lâcher ses riffs les plus sanglants et le chant, toujours clair et la plupart du temps en français, agresse plus souvent qu'il ne berce, haletant, il est lui aussi très accrocheur. Quand il est en anglais ("Nt 146", "Brother of scissors", "Ted"), il n'est pas assez convaincant mais met en évidence la proximité musicale d'autres groupes comme Hollywood Porn Stars. Si je le préfère en français (l'accent étant plus adéquat !), c'est aussi pour les textes qui ne nous percutent pas autant dans la langue des Clash, petits extraits en vrac : Les icones finissent comme des mouches sur des pare-brise de connes ("James Dean"), J'aime les filles qui mordent (...) et les films qui déifient la coke ("Intérieur - extérieur"), Elle n'existe pas cette génération... ("Génération" et ses petits passages anglophones pour clin d'oeiller (oui, ça existe, c'est "faire un clin d'oeil" les Who ? Pourquoi pas, aprés celui à Petits meutres entre amis) et le combo sait jouer avec l'anglais en chantant en français ("Music hole").
Asyl vit dans l'urgence et a su arrondir son punk-rock pour ne pas heurter les oreilles sensibles en gardant de l'envie et du punch pour emmener dans son sillage les amateurs de sueurs jetant leur énergie comme leurs corps au plus près des fronts de scène...