asians dub foundation : punkara Cet album est excellent. Un point c'est tout. Il est vain de chercher à le comparer à ses illustres prédécesseurs, Asian Dub Foundation est vraiment de retour et c'est tout ce qui compte, oublions la claque qu'on a reçue à la fin des années 90 alors qu'on pensait que la fusion ne pouvait pas nous donner de nouveaux frissons et ne dissertons pas plus sur les époques et les évolutions d'un collectif qui a trop souvent changé de line-up pour rester figer à un moment précis. La nouvelle sauce prend diablement bien et c'est tout ce qui compte. Là, c'est bien simple, des 12 titres (ou 11 si tu n'as pas le bonus "Awake asleep"), il n'y en qu'un seul que je trouve un peu en deça du reste, c'est le "No fun" où chante Iggy Pop avec sa voix particulière qui a du mal à se mêler au son d'ADF, le reste n'est que bonheur. Des rythmes, du groove, des instruments étranges, des mélanges et une putain d'envie de faire la fête avec eux (même si dans les textes, c'est moins la java...).
La musique d'Asian Dub Foundation reste un formidable vecteur d'ondes positives et d'énergie, les percussions et les ambiances nous entraînent dans des mouvements corporels incontrôlés (sur le très dub "Burning fence" ou le souriant bonus "Awake asleep" ), on chante avec eux des refrains, on se retrouve à scander des Ease up, ease up ("Ease up Caesar") ou des Stop the bleding sur le titre éponyme. Pris dans le tourbillon des sonorités orientales ("Speed of light"), on s'essoufle car eux ont du coffre et de la ressource, ne s'offrant un peu de relaxation que sur l'instrumental "Bride of Punkara", un titre qui est tout sauf punk...
Enorme basse, percussions riches, guitares jamaïcaines, textes entêtants, atmosphère enfumée, pas de doute, Punkara renoue avec l'esprit d'Asian Dub Foundation que nous apprécions. Vivement les concerts...