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Biographie > All Systems Go

Originaire de Wilmington en Caroline du Nord, ASG, qui avait à l'origine pour nom All Systems Go est une formation stoner/desert-rock alternatif et psychédélique dans la veine de Kyuss, Jane's Addiction, Queens of the Stone Age ou Ween active depuis 2001 et qui a longtemps fait les beaux jours de l'écurie Volcom Entertainment, un label américain connu pour être le refuge de groupes comme Totimoshi, Valient Thorr ou Year Long Disaster, qu'il a rejoint après sa première démo (2002) pour sortir l'album The amplification of self-gratification (2003). Le groupe récidive deux ans plus tard avec Feeling good is good enough puis en 2007 avec Win us over.
En 2009, ASG qui a entre-temps massivement tourné avec Helmet, Motörhead, Orange Goblin, Torche, Weedeater ou The Dwarves, enregistre un split vinyl avec Black Tusk avant de rééditer l'expérience, mais avec Karma to Burn cette fois, l'année suivante, clôturant ainsi son contrat avec Volcom Entertainment. Rejoignant l'écurie Relapse début 2012, le groupe livre un an plus tard un quatrième effort studio long-format intitulé Blood drive, précédé quelques semaines plus tôt par un split avec Red Fang.

ASG / Chronique LP > Blood drive

ASG - Blood drive Quatrième album studio pour ASG qui après avoir longtemps été pensionnaire de l'écurie Volcom Entertainment (Totimoshi, Valient Thorr, Year Long Disaster) a finalement rejoint le poids lourd Relapse Records (Baroness, Blockheads, Mumakil, Pig Destroyer mais également Red Fang) à l'heure de sortir Blood drive. Un choix plus stratégique qu'autre chose, le groupe ne se lançant pas dans le metal extrême comme nombre de ses voisins de label pour autant, mais ayant désormais un écho planétaire du fait de la puissance de feu de sa nouvelle maison de disques.

Question style, on est dans un mélange de stoner pur qui sent la sueur et de rock alternatif racé teinté de psychédélisme enfumé. Une collection de titres légers, rocailleux et volubiles ("Avalanche", "Day's work", "Scrappy's trip") aux mélodies veloutées, comme si le groupe avait envie de donner dans une sorte de stoner-pop aux accents rock (et parfois punk) qui évitent soigneusement l'écueil de la lourdeur pour donner dans quelque chose de léger... mais efficace. Pas une nonchalance assommante mais une forme de coolitude quasi aérienne qui permet au groupe d'enchaîner les titres sans jamais se fatiguer ni forcer son talent tout en conservant l'attention de son auditoire (le psychédélique "Earthwalk", la ténébreuse ballade "Blues for Bama", "The ladder").

Et s'il muscle parfois quelque peu son jeu ("Castlestorm", "Hawkeye"), ce la ne dure jamais très longtemps. Parce qu'ASG privilégie les ambiances aux fracassage d'amplis en mode stoner power-burné, les mélodies quasi atmosphérique à la hargne furibarde de nombre de ses contemporains. En clair, là où tout le monde recherche le riff qui tue, la démonstration de puissance salvatrice, le groupe fait le pari inverse (et réussi) de proposer une musique qui respire l'élégance d'un songwriting qui, s'il n'a rien de foncièrement révolutionnaire, ménage ses effets avec classe. Et sa trame narrative sans jamais se départir d'une cohérence artistique (l'excellent "Children's music", le très radiophonique "Stargazin"). Pour au final livrer un album de stoner rock alternatif désertique aux fulgurances pop et psychédéliques de premier choix (parfois même folk/americana comme sur "Good enough to eat"). Et une très belle sortie de plus à mettre au crédit de l'usine Relapse.