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Biographie > A.S Dragon

Au début de son histoire, A.S Dragon est un groupe d'accompagnement... Formé pour assurer la tournée Houellebecq après Eiffel, le groupe réunit alors Fred Jimenez (ex-Needles) à la basse, Michael Garçon aux claviers, Peter von Poehl à la guitare, Stéphane Salvi au chant et Hervé Bouétard à la batterie, tous deux ex-Montecarl. Comme ils ne se débrouillent pas trop mal, Bertrand Burgalat, gourou de Tricatel, les prend lui pour l'accompagner sur sa tournée. L'album live qui sort en septembre 2001 montre qu'A.S Dragon n'est plus seulement un groupe de musiciens qui jouent leur partition, le titre en dit assez long : Bertrand Burgalat meet A.S Dragon. Le groupe s'apprête à vivre sa propre vie... Peter von Poehl quitte cependant le groupe, tout comme Fred Jimenez qui tente l'aventure en solo et se fait remplacer par David Forgione (ex-Bookmakers). Ils trouvent le temps de remixer Depeche Mode, d'assurer quelques arrangements pour Alain Chamfort, de pointer leur nez chez Murat, de jouer avec Jacno... et trouvent enfin en Natacha Le Jeune le "leader" qu'il lui manquait, une fille d'origine russe qui étudie la danse à New York... La sauce prend, le groupe compose puis enregisre alors son premier album Spanked, il sort le 23 avril chez Tricatel (bien sûr), le groupe prendra ensuite la route pour retrouver la scène, cette fois-ci, ils seront seuls...

A.S Dragon / Chronique LP > Spanked

A.S Dragon : Spanked Le pop rock d'A.S Dragon puise ses influences à travers le monde, on peut y trouver l'efficacité anglaise ("Dog love dog"), le minimalisme américain ("One two three four boys"), des sonorités électroniques allemandes ("Your fame"), le raffinement belge ("Drowning") et ... la sacrosainte french touch ("Un hémisphère dans une chevelure", un poème de Baudelaire) qui ne correspond à rien mais qu'il est toujours bon d'avoir avec soi ! Ajoute au tout des pointes de psychédélisme ("Un hémisphère dans une chevelure" dont les arrangements cordes sont signés... Bertrand Burgalat), un peu de folie guillerette ("Sorcière"), des attaques noisy rock ("Spank on me"), la facilité à changer en anglais comme en français rappelant de temps à autres Shirley Manson de Garbage, "Dedicated to the press" une reprise de Betty Davis, top modèle qui a attendu d'ête divorcée de Miles Davis pour sortir quelques disques funks... ajoute tout cela et tu ne cerneras toujours pas A.S Dragon... Les superpositions de couches de sons, de voix, de guitares, de rythmes, d'ambiances plus ou moins pop nerveux ("Nightime", "Dirty") ainsi que les petits sauts de l'anglais au français brouillent toutes les pistes. Plutôt que d'essayer de les suivre, mieux vaut se laisser porter, emmener dans leur monde qui semble cacher derrière quelques rugosités ("Spank on me") une vraie douceur ("One two three four boys"). Et fait rare pour un groupe de pop rock, la frontwoman ne s'accapare pas le leadership musicale, Natacha et sa voix ne joue pas plus les premiers rôles que les garçons et leurs guitare, basse, clavier et batterie.
A.S Dragon continue bien sa vie sans Bertrand Burgalat et a su créer un groupe audiblement soudé et bien dans ses baskets, pas de koi les spanker !