artus - cerc Le son est plus caverneux pour ce nouvel album d'Artús, l'ensemble est plus sombre, l'ours se serait-il retiré sans sa tanière ? Toujours aussi difficile à décrypter avec des textes qui entremêlent différentes langues et des accents chantants même lorsque les mots sont parlés, la musique folklorico-ethnique continue de faire appel à nos sens et à nous demander juste de se laisser bercer par les ambiances. Parmi les visites proposées, le groupe explore "Lépineux", un gouffre gigantesque qui n'est qu'une des portes d'entrée d'un dédale de galeries souterraines au cœur des Pyrénées, on y entend des voix, de l'écho et des sonorités lointaines et étranges, le genre de promenade qui nécessite de rester attentif à là où l'on pose les oreilles pour ne pas dévisser. Autres activités au menu, un peu d'alchimie avec "Nigredo" ("martelé et inquiétant") et "Albedo" (dansant et entraînant) mais aussi "Faust" (dont il existe une vidéo live qui fait une belle porte d'entrée pour leur univers) et un feu de Noël ("Halha") pour apporter protection à ses proches. Pendant près d'une heure, Cerc nous fait voyager et l'Artús reprend la route de sa montagne et de ses douces brises ("Las mairs apo") laissant la nature reprendre ses droits.