Arman Melies était un créateur, Arman Melies aussi... La preuve avec le nombre de nouveaux titres qu'il nous offre cet automne, après le 8 titres Le magasin pittoresque paru chez Hinah, voici Néons blancs et asphaltines un album de 12 plages très poétiques et doucement mises en musique par les soins du leader d'Enola. Et dans le monde intemporel d'Arman Melies, tout est beau... et surtout la nostalgie. Alors que les mots jouent avec nos tympans (Néons blancs et asphaltines ont dévoré les collines, ...), les idées sont sombres mais les images sont douces... La nostalgie se mêle à la dépression mais tout se fait dans le calme et quelque part la sérénité, Arman Melies est conscient qu'il vit à cheval entre un monde onirique et une réalité attristante. Nostalgique de ce monde et de ses sentiments du passé, il nous promène avec calme dans ses pensées au gré de rythmes lents et d'accords parfaits. Les arrangements sont millimétrés, le soin qui y est apporté apporte de la légèreté, même quand les couches d'instruments sont plus nombreuses ("Le phare", "San Andreas"). Si c'est par les textes et les sonorités que l'on est touché, Néons blancs et asphaltines laisse aussi de la place à 4 titres instrumentaux ("La logique des éoliennes (part 1)", "La logique des éoliennes (part 2)", "Hollisong" et le dernier plus caché), tous empreints d'une délicatesse assurée et d'une tonalité appaisante...
Arman Melies nous régale donc avec ce premier album qui confirme tout le bien qu'on pense de lui, une poésie musicale à savourer sans limite.
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Arman Melies : Chronique LP
Néons blancs et asphaltines
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