Apple Jelly : Nanana club Apple Jelly aime le cinéma de genre ! Et ce n'est pas qu'un détail, en témoignent les visuels (ce triangle ne serait-il pas un clin d'oeil à Orange mécanique ?) et les textes/titres des morceaux. Après avoir fait leur Home (cinéma), ils n'ont pas changé franchement décidé dans quelle direction partir (si ce n'est passer de Grenoble à Lyon et de Un Dimanche à MVS Records) et sont restés "caméléon", à se fondre dans le payage musical actuel. Tel un réalisateur/scénariste qui a galéré pour monter son équipe (et son plan de financement) pour son premier "vrai" film (et non pas un film de fin de parcours estudiantin), Apple Jelly met un peu toutes les idées accumulées ces dernières années dans son Nanana club très ouvert. Au final, on n'a pas un blockbuster car faut pas déconner, c'est français mais pas non plus une série B (et pourtant avec des zombies et des cowboys voire des zombies chez les cowboys), on a un album pop rock qui mélange les styles et mange à plusieurs rateliers (Blur pour "Doc Revolution", Muse pour "Desperado/Junkie" ...) pour séduire large. A l'image du "Le club" (avec ce Last night the DJ save my life un peu shooté), les références s'entrechoquent et le groupe fonctionne quand il cherche à faire remuer les corps plutôt que de triturer les méninges, on est dans le plaisir immédiat, le fun et le tube disco jetable ("Radio"). Quand il se prend la tête et pose le rythme, ça part en vrille dans le nanard ("Week-end à la campagne") voire dans le Z option science-fiction avec l'OVNI "El mariachi". Je préfère quand Apple Jelly fait rejaillir les années 80 ("Dead men walking") ou chauffer les amplis et péter la basse ("She/go/home").
Nanana club est donc très sympa sur le moment et très "pop" dans le sens premier du mot, populaire. En tout cas, il a quelques arguments pour l'être.