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Biographie > Aoria

Actif depuis le début des années 2000 avec trois EPs à son actif (How the end will come, If I slow down everything will disappear et I know you came here to erase me), Aoria est désormais un trio composé d'Erik Nilsson (A Swarm of the Sun, Kausal), Niklas Sandin (Katatonia) et Robin Bergh (October Tide), qui évolue au printemps 2012 sous ce nouveau line-up et l'impulsion de musiciens désireux de faire ensemble ce qu'ils n'avaient encore que trop rarement écrit/composé/joué au seins de leurs groupes respectifs. Soit un mélange de rock alternatif et de post-metal/rock organique et à haute teneur émotionnel que l'on retrouve dans leur premier album, The constant, qui sort à l'automne 2012 chez le Version Studio (A Swarm of the Sun, Come Sleep, Lingua...).

Aoria / Chronique LP > The Constant

Aoria - The Constant Aoria, c'est l'histoire de 3 musiciens accomplis désireux de faire autre chose que ce qu'ils composent et interprètent d'ordinaire au sein de leurs formations respectives (soit A Swarm of the Sun et Kausal pour l'un, Katatonia et October Tide pour les deux autres). Des horizons métalliques souvent explorés et donc une volonté de rompre avec le quotidien pour proposer une musique rock alternatif organique, flirtant néanmoins par instants avec les contours d'un post-metal euphorisant, happé par quelques crescendo éruptifs de (très) grande classe. Une énième merveille musicale venue du froid en somme.

Six morceaux d'une beauté troublante faisant l'ascenseur émotionnel et qui, de l'inaugural "A slow moving storm" au vibrant "An overhelming calm" fait passer l'auditeur par tous les états. Entre une introduction puissamment évocatrice et un final en forme de mise à nu à fleur de peau, sans jamais aucune fausse pudeur mais plutôt une recherche de l'émotion pure, Aoria compose des mélodies tantôt fascinantes, tantôt plus déchirantes, toujours envoûtantes quoiqu'il fasse. Quoiqu'il touche, le trio le transforme en pépite. Notamment sur ce "The black heart" porté par une mélancolie feutrée à la Radiohead, un chant délicatement haut perché et des arrangements virevoltant délicieusement dans la stratosphère pour mieux instiller le trouble chez l'auditeur et le faire doucement succomber aux charmes de The constant.

Une constance justement dans l'élégance mélodique scintillante, des harmonies finement ciselées afin de brosser des panoramas musicaux aussi ténébreux qu'enfiévrés ("Assassination") pour lesquels le trio développe des compositions raffinées, surplombées par une production signée par le groupe himself et d'un mixage + mastering derrière lesquels on retrouve la touche Magnus Lindberg (Cult of Luna, Khoma...). En clair, Aoria a clairement soigné son album et c'est aussi cette exigence de qualité absolue que l'on retrouve jusque dans le visuel et le packaging du produit fini qui fait aussi tout l'intérêt de The constant, un album qui en l'espace de quelques morceaux de haute volée, fait voyager l'auditeur à travers la beauté glacée de "The bleeder" ou "You really gave It all, didn't You?". Et toujours ce même raffinement nacré éclaboussant chaque mesure, chaque nouvelle ligne sur la partition... En un mot comme en cent : sublime.