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Groupe Vosgien né en 1995, Anarchophobia évolue actuellement sous la forme d'un trio après plusieurs changements de personnel. En plus des 150 concerts donnée en France et à l'étranger, le groupe a sorti un maxi, Censuré en 1996, puis Ataraxia in Vosego en 2000. Deux ans plus tard, le groupe sort un Live à l'Austrasique (une salle de concert à Nancy) avant de concevoir un nouvel album. Ce nouvel album, toujours placé sous le signe d'un "Brutal punk HxC" sort en novembre 2006, il s'agit de God baise you. Pour l'heure, le groupe compte dans ses rangs Léo (chant / guitare), Guiom (basse / choeurs) et Mignon (batterie/ choeurs).

Anarchophobia / Chronique LP > God baise you


Anarchophobia - God baise you Il y a des signes qui ne trompent pas : pochette à l'humour grinçant, une reprise de Bérurier Noir figure à la tracklist ("Chromosome Y") et, de surcroît, on retrouve une plaisante causticité à la lecture des titres donnés aux morceaux ("Eat your kk", "Kéké style"). Avant même de l'écouter, ce disque mérite potentiellement son petit autel dressé dans nos colonnes. Et après une simple écoute, assez furtive, je m'étais promis de revenir sur cet album... Oui mais voilà, croulant sous des dizaines d'envois promos, le retard s'accumulant au désordre et les priorités se grillant les unes aux autres, les pauvres Anarchophobia ont du attendre les derniers soubresauts de l'année 2007 pour voir enfin leur objet se frayer une place.
Il faut admettre que le terme de "Brutal punk HxC" que le groupe s'est proposé d'apposer à sa propre musique est plutôt bien vu. Car c'est avec une certaine brutalité que les Vosgiens ont choisi de répandre God baise you, très keupon dans l'esprit et virant souvent au hardcore lorsque le tempo change de rythme. Le trio lâche des paroles à tendances libertaires ("Citoyench", "Break the law") ou plus moqueuses (des jackys tuners visés dans "Kéké style" aux bimbos plastifiées sur "Miss bistouri [boucherie/chirurgie}") sur une bande-son virulente, défouraillant sans faire de détail. Pour un éclairage particulier de certains titres, des ajouts viennent appuyer judicieusement "J'en veux", "God baise you" ou encore "Eat your kk" (avec les extraits scatologiques de "C'est arrivé près de chez vous").
Avis aux amateurs de punk-délirant, de hardcore-défouloir, qui n'ont pas systématiquement envie de se poser trop de questions pour pogoter (et ricaner).