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Biographie > Miss Anaïs

L'accent québécois de la première chanson de The Cheap Show pourrait porter à confusion, mais non Anaïs est bien française et ancrée dans ses racines. Née à Grenoble, elle étudie à Aix-en-Provence en fac d'anglais. En 1999 elle laisse tomber l'anglais, et monte sur scène avec le combo rock Opossum pour lequel elle écrit et compose. Le groupe écume les salles de France, de Suisse et d'Allemagne, sort un album Excuse-moi j'voulais te d'mander et se retrouve même découverte du Printemps de Bourges 2003. Le groupe se sépare en septembre 2003, et Anaïs prend sa guitare seule pour un parcours solo qui lui réussit bien pour l'instant.

Anaïs / Chronique LP > The cheap show

Anaïs : The cheap show The Cheap Show porte plutôt bien son nom, une guitare acoustique, une chanteuse désinvolte aux textes pimentés, quelques effets, par d'artefacts, pas de prise de tête. On était passé à côté l'année dernière, mais avec The Cheap Show, enregistré en public, Anaïs frappe un grand coup, le public (et nous avec, forcément) se marre, apprécie l'ingéniosité d'Anaïs à créer des ambiances, ses textes au grand coeur, son humour et sa dérision...
Comment inviter un ensemble entier sur scène, lorsque l'on est seul avec sa guitare ? Les merveilles d'un sampleur de poche, et voilà tout un choeur qui chante en canon derrière Anaïs, revisitant du rap, des cornemuses écossaisses, des chants africains. Quand Peaches rencontre Georges Brassens, évidemment celà fait des étincelles et accouche des mémorables "Mon coeur mon amour", le brumeux et hallucinant "Pendant ce temp là en Écosse", ou le banlieusard "Rap collectif", Anaïs ajoute ses samples un par un, onstruisant ses strates polyphoniques, à l'opposé des strates électriques de Stonysleep, écorchant au passage Francis Cabrel, Ménélik ou Linda Lemay comme sur "Même si la vie c'pas du foie gras".
Le show d'Anaïs ne se limite pas à des traits d'humour, des pirouettes musicales à la "Rock your body" (Justin Timberlake, quelqu'un ?), mais aussi à des chansons sublimes comme "Je t'aime à en crever", "La vie est dure", un peu d'amour dans cemonde qui semble gagné de jour en jour par l'obscurantisme, ou l'interrogateur trash-death-folk "la plus belle chose au monde".
Après ce set acoustique, le titre qui conclut The Cheap Show "Mon coeur mon amour (nouvelle version)" deçoit par ses fioritures, ses guitares électriques, qui sonnent juste rock'n'roll, une alchimie un peu trop repassée.