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Biographie > Alcool sonique

Fruit tombé de l'arbre suite à la rencontre entre Seb (guitare/ chant) et de Pierre, Alcohsonic voit le jour en 2005 aux environs de Paris, sous l'impulsion de ses deux musiciens avides de monter un combo stoner rock sur Paname. Le duo commence alors à composer des titres avec à l'esprit, les influences prépondérantes des Spiritual Beggars, Down, Kyuss et Hermano (normal donc, qu'ils finissent par débarquer dans ses pages...). Les deux zikos enregistrent entrent alors en studio à l'automne 2005 et y enregistrent en totale autoproduction Never drink without sonic element. Un premier effort discographique qui voit le jour début 2006 et qui devant les échos positifs reçu par l'album, incite le duo à embaucher David (guitare) et Pierre G. (basse) pour que Alcohsonic ne soit plus un simple projet mais cette fois un véritable groupe à part entière. Ete 2006, Alcohsonic se rode en live en partageant la scène avec Leech et Royal Bubble Orchestra dans le cadre du Stoner Land Festival (notamment en partenariat avec le W-Fenec). [ [fr] StonerLand Festival (32 hits)External ]

Review Concert : Alcohsonic, My Rock is bigger than yours (nov. 2008)

Alcohsonic / Chronique LP > Songs from the delirium tremens world

Alcohsonic - Songs from the delirium tremens world "Welcome to the delirium tremens world", les Alcohsonic sont de retour avec un album au concept bien délire. Rien qu'à voir l'artwork, on a déjà un aperçu de ce à quoi va ressembler le disque. Soit un éléphant rose, des personnages de bande-dessinée qui peuplent un univers onirique et bigarré sérieusement alcoolisé, les Alco ont soigné l'esprit du contenant, ne restait plus qu'à avoir une idée du contenu. Et là, on affute les guitares, on sort le cuir, on s'étire le temps d'un "Enter the delirium" introductif, on branche les amplis et on s'envoie un "Follow me, I'll flee from you" groovy et ravageur dans les écoutilles. Electrique et turgescent, dopé par un feeling monstrueux, on tient assurément là le premier tube de ce Songs from the delirium tremens world. Un rock aux tendances heavy blues légèrement old-school, une production plutôt classe et des refrains qui collent le tympans aux enceintes, la recette est simple, le résultat, terriblement efficace. Le groupe a toujours le "mojo" pour distiller un garage rock acide et furieusement amplifié ("Mojo driver", "Spam me"). Un petit côté boogie rock taillé pour le live, des compos qui empruntent autant aux dieux Led Zep qu'au seigneur Sabbath, du hard à l'ancienne mais modernisé façon "Alcohsonic's touch", du blues qui coule dans leurs veines, pas de doute ces zikos savent où ils veulent aller.
Même quand ils se laissent porter par les volutes alcoolisées d'un "Stone morning" qui sent à plein les nez les relents de bourbon de la veille, titre volontiers narcotique marquant la rencontre du vieux rock made in 70's et de l'univers étrange, bigarré et un peu décalé d'un groupe qui se pose en héritier d'un genre. Après les Black Stone Cherry, Firebird et autres The Answer, la mode est définitivement au revival rock'n roll, comme s'il fallait nécessairement un petit road-trip halluciné dans les immensités désertiques américaines pour définitivement devenir dépendants. Les Alco ont bien compris l'idée et l'esprit du Rock avec un gros R et des décibels qui claquent dans les enceintes s'est emparé d'eux. Malgré quelques petites baisses de régime - volontaires - sur un "Hanuman' chest"" ou "The cathodic way of life" plus ambiancés, le groupe envoie quelques belles tartines dans la figure. Décidé à faire un peu parler la poudre, il nous lâche alors un "You're not rock'n roll" ben heavy qui flingue à tout va. Ajoutons à cela une bonne dose de cool dans les tuyaux et voici un album qui a de quoi réchauffer les hivers les plus rudes...

Alcohsonic / Chronique LP > Never drink without live element


alcohsonic_never_drink_without_live_element.jpg Message de Seb d'Alcohsonic il y a quelques semaines : "Hello A. on va enregistrer un live au TNT ça te branche de le chroniquer dès que c'est en boîte". Réponse quasi immédiate de ma part : "Si ça déboite autant que sur l'album, j'en prendrais bien une tranche effectivement...". L'été passe chaudement et l'objet arrive jusqu'aux tympans de votre serviteur qui découvre qu'en live, Alcohsonic ça passe plutôt bien. En témoigne ce Never drink without live element, compilation de live enregistrés pour la Grosse Radio et le TNT, une sorte de top 50 des nouveaux talents venus de la scène indé, qu'elle soit d'obédience pop, rock ou metal... Un "live recordings" qui oscille en permanence entre la saturation électrique des titres stoner heavy et incisifs rock tels que "Alcohsonic days" ou "I'm your man" et les atmosphères grunge caniculaires et bluesy des plus acoustiques "Schyzo man" et "The cathodic way of life". Sulfureux.
Des riffs acérés, un batteur à la précision diabolique, un chant qui domine l'ensemble avec aisance et savoir-faire, quand il s'agit de faire parler les décibels, on le savait déjà, le groupe sait y faire. Mais diluer sa puissance brute dans des atmosphères plus feutrées, stone-rock, les Alcohsonic maîtrisent également, un peu à la manière des illustres Slo Burn, sHeavy ou Nebula. Empruntant les sillons du rock psychédélique enfumé, le groupe nous emmène avec lui dans un périple éthylique au travers des immenses déserts américains, entre un "The cathodic way of life" chamanique et un "Mojo driver" plus funky et au groove étourdissant. Des soli gratte fuselés et bien roots qui peuvent à tout instant enflammer les enceintes, un feeling monstrueux, Alcohsonic fait le show avec une aisance étonnante et une efficacité qui a de quoi en laisser plus d'un sur le carreau. Mais des carreaux, dans le désert américain, il n'y en a pas des masses... (sic). Bref, on suit donc les péripéties rock'n rollesque du groupe avec cette impression latente d'être reparti dans les années 70 et l'assurance de prendre une belle claque labélisée "hard rock old school" avec le détonnant "Big city life" façon White Stripes décomplexé Avec Alcohsonic, on se prend une belle tranche de riff en pleine tronche et d'énergie quasi punk dans les conduits auditifs. Et, après six titres exécutés toutes guitares dehors et section rythmique qui platre à tout va, alors qu'on s'attend à une nouvelle avalanche de décibels stoner, le groupe change son fusil d'épaule et la joue complètement acoustique. A la manière des Foo Fighters sur le sympathique Skin and bones, les Alco livrent trois versions acoustiques de leurs meilleures compos, soit dans l'ordre de passage : "The cathodic way of life", "Alcohsonic days" et "Big city life"... L'occasion pour le groupe de réarranger ses morceaux tout en finesse et mélodie rock pour nous offrir l'autre facette de sa musique, moins éléctrique que d'ordinaire mais assurément toute aussi efficace. Une guitare reptilienne, un chant habité et des compos qui prenent un tout autre sens dans cette forme acoustique ; une maîtrise technique de tous les instants et surtout, ce feeling imparable, il y a déjà tout dans cet album live cousu main et quasiment fait maison... Sans doute la marque d'un excellent groupe en devenir...

[fr] Download Alcohsonic Live (50 hits)External ]

Alcohsonic / Chronique LP > Never drink without sonic element

alcohsonic.jpg Never drink without sonic element, moi je veux bien, encore faudrait-il qu'Alcohsonic ait de quoi assurer dans sa besace. On a de la chance, c'est le cas, à peine la CD posé sur la platine, l'intro déconneuse passée que "Alohsonic days" déboule avec son stoner solidement armé. Riffs diaboliques, groove caniculaire façon Kyuss, solo incisifs et plants psychédéliques sont au programme de ce titre où tout ce qui fait la spécificité du genre y passe. En cinq minutes et quelques, le duo nous emballe ça bien comme il faut et nous sert un premier morceau à la fois solidement rock'n roll et parfaitement maîtrisé. Premier titre et d'entrée, Alcohsonic nous colle un grosse claque mémorable. Reste à savoir ce que nous réserve le duo après un si bonne entrée en matière. La réponse tient à trois mots : "Big city life". Un titre très rock syncopé à la rythmique diabolique, du cousu main pour un groupe qui a apparemment bossé ses classiques.
Dommage qu'un passage de guitare sèche vienne alourdir l'ensemble et au final conclure le morceau sur une petite fausse note. "No brain's land" relève le niveau et le groupe assure le show, passant toutes les facettes du stoner rock au mixeur pour mieux en apprécier la saveur, le tout bien aidé dans sa petite affaire par une production "faite maison", mais à la hauteur de l'enjeu. Quid de la suite ? Un petit intermède en forme de big joke alcoolisé et ce "Bloody Whiskey" comme véritable hymne à la consommation d'une boisson dont on dissuadera les abus. Un sens de la dérision, une coolitude assumée, qui n'empêche pas pour autant Alcohsonic de faire honneur à son nom et d'assurer le coup d'après une très bonne cover de Motörhead ("Doctor Rock"). Preuve qu'encore une fois, le duo maîtrise question "classiques du genre" (Spiritual Beggars, Led Zep ou Hermano en tête). Heavy rock, stoner groovy ou rock acoustique ("Life"), le duo frenchy semble savoir quasiment tout faire et en rajoute une (grosse louche) avec l'deux belles claques de rock'n roll racé et sonique : "Schizo man" et "Alien Sex Generator". Deux derniers titres qui synthétisent sans ciller ce qu'est le "son" Alcohsonic : du pur stoner rock hormoné et couillu, percutant, lègèrement old-school et furieusement alcoolisé...