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Collectif/famille à géométrie variable, les Akron/Family sont constitués d'un noyau dur de 3 personnes ( Dana Janssen, Seth Olinsky, Miles Seaton) ainsi qu'une foule d'autres musiciens qui gravitent : les rôles ne sont pas figés et les Akron/Family aiment régulièrement s'échanger les instruments pendant des lives ou la formation excelle dans le foutoir le plus complet. En 2003 le groupe signe sur le label de Michael Gira (Swans, Angels Of Light), Young gods records. De cette collaboration sortiront plusieurs efforts : l'album Akron/Family et le split Akron/Family & Angels Of Light en 2005, leur second disque Meek warrior en 2006, Love is simple en 2007et enfin Set 'em wild, set 'em free en 2009.

Review Concert : Akron/Family, Akron/Family à l'aéronef (nov. 2009)

Akron/Family / Chronique LP > Set 'em wild, set 'em free

Akron/Family - Set 'em wild, set 'em free A l'instar d'Hush Arbors, Akron/Family pratique la musique folk et l'électricité psychée mais ici la conception est beaucoup plus éclatée, aventureuse et excentrique avec pour incidences positives sur Set 'em wild, set 'em free des pics de douceur et des pics d'intensité faisant palpiter le tensiomètre au delà des limites du raisonnable que les Akron/Family doivent de toute façon ne pas connaître. La première piste, "Everyone is guilty" mélange allègrement rock 70's teinté d'un groove disco/funk avec des chants calqués sur les danses incantatoires amérindiennes : ou comment allier originalité et énergie sur-contagieuse imbibée d'une certaine intemporalité qui laisse à penser que ce titre n'aura sûrement pas vieilli d'un poil d'ici 20 ans. La suite de Set 'em wild, set 'em free traverse des chemins folk beaucoup plus paisibles mais toujours avec un sens de l'arrangement et de l'assaisonnement coloré cuivré (saxophone, trompette, trombone...) qui (d)étonnent et rend ce disque encore plus excitant (le scintillement électro totalement improbable sur "Creatures"). D'autant plus excitant que le groupe nous donne l'impression d'avoir toutes les cartes en main et qu'ils disposent de joker(s) à volonté tel le très Syd Barrett-like "Gravelly mountains of the moon" qui se concrétise en une progression extatique dont on se délecte à l'avance ; et/ou "MBF" dont la virulence secoue et hypnotise les tympans à la manière d'un vinyle volontairement rayé dont la dysfonction aboutirait à une certaine musicalité nous menant à la transe. Enfin, Set 'em wild, set 'em free dispose d'un atout de poids en cette période de marasme omni-chiant : de par sa bonne humeur latente et sa luminosité évidente qui s'insinue dans tous les pores de la peau, il agit sur l'état d'esprit comme un voyage de quinze jours à Tahiti en compagnie des plus jolies vahinés. Mon karma remercie les Akron/Family : ils viennent de sortir un disque tout bonnement excellent.