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Aghostino s'est formé sous terre, dans les environs Metz en 2004 et creuse depuis sa petite galerie noise-rock emo-post-punk à coups de live gras, de finesse distordue et de riffs fulgurants. Deux basses, une guitare, une batterie, deux voix qui s'y frayent un chemin et le groupe joue de ses influences (At the Drive-in, Fugazi, Shellac, Girls Against Boys, Jesus Lizard, Melvins...) pour bâtir une discographie inaugurée dès 2005 par le biais d'une démo 2 titres autoproduite. Deux ans plus tard paraît le premier album du groupe, Collarbones full of cocoons via le label Les Disques du hangar 221. Quelques mois plus tard, Aghostino apparaît sur la compilation La machine à tubes aux côtés d'Atomic Garden, Basement, Billy Gaz Station, Down To Earth et Servo ou encore Sexypop. Après quasiment deux ans de silence discographique, le groupe publie au mois de juin 2009 un split LP avec Menny Helkin et prépare un nouvel EP 3 titres...

Aghostino / Chronique LP > Collarbones full of cocoons

Aghostino - Collarbones full of cocoons Si l'on fait l'impasse sur l'artwork, Collarbones full of cooons est un album que l'on peut dévorer les yeux fermés. Voilà, ça c'est fait et c'est surtout parce qu'il fallait bien trouver quelque chose à dire de négatif sur le premier disque frondeur et sauvage d'Aghostino. Pour le reste, autant dire que ceux qui apprécie le son des 90's façon Condense, Dischord, Shellac, Fugazi, et autres Portobello Bones, vont être servis. Les comparaisons, ça a beau être la solution de facilité du chroniqueur, sa botte secrète en sommes, force est de constater qu'ici... ça s'imposait un peu.
En six titres et autant de torpilles noise-rock aux relents post-hardcore et aux racines post-punk (oui les étiquettes ont également la dent dure...), les frenchies font parler la poudre et vrillent leurs riffs sur les enceintes avec une précision quasi chirurgicale. Sauvage et instinctif, le rock tendu d'Aghostino est exécuté au laser, façon marteau et burin mais sans jamais en mettre une miette à côté. Car le groupe joue tout en puissance, monobloc. Des envolées mélodiques oui, mais deux basses supernoïsiques surtout. Forcément, le concept du groupe étant ce qu'il est, soit 2 basses, une guitare, une batterie et deux voix, difficile d'empiler des berceuses.
D'"E(x)pectase" à "Um" en passant par "Ladyrinth" et "Poison sky", Aghostino poinçonne ses compos façon 90's et les distille ici un peu à la manière d'un Down To Earth. Des tendances noisy-pop, quelques breaks bien placés qui viennent se poser sur des charbons ardents, un gros chargement de riffs bien burnés qui déboulent pour faire exploser tout ça et le groupe se sort sans trop de mal de l'écueil du premier album. Mieux que ça même, malgré une prod un poil trop light (DIY oblige) et donc ce visuel pas franchement extraordinaire, Aghostinho parvient avec Collarbones full of cocoons à livrer une belle cargaison de morceaux à la fois nerveux, racés et mélodiques...