aereogramme : seclusion Dour 2004, un peu par hasard (un peu car ils jouent sur la même scène que Mondo Generator...) je découvre Aereogramme, je reste scotché par leur concert et à mon retour je dégote des mp3 mais la production ne fait pas honneur, ils doivent sortir un EP à l'automne, attendons... Et puis au début 2005, surprise, Aereogramme débarque en France avec ce Seclusion que les Ecossais ont produit et enregistré eux-mêmes et qui a de la classe ! Premier contact avec l'artwork, signé Aaron Turner (Isis), on lance le CD et sur le PC, c'est la partie bonus multimedia qui s'offre à nous : une galerie de 8 photos montages du quatuor (en plus ou moins bon état) et 2 versions de "Seclusion", un court-métrage de Steven Morrison, profondément marqué par l'imagerie de The Ring qui sert surtout à montrer la capacité d'Aereogramme de transposer sa musique sur des images, passionés qu'ils sont de cinéma, ça pourrait donner des idées à certains...Passons à la trentaine de minutes découpées en 6 titres... Pas évident de classer ce groupe quelque part, il est difficile de s'aventurer au-delà de "pop rock" sans tomber dans des tiroirs peu évidents à ouvrir et à fermer... Car on trouve un titre de plus de 10 minutes chargé d'ambiances ("The unravelling"), un autre qui sert de musique à "Seclusion" et qui pourrait être rattaché au mouvement post-rock ("Alternate score"), un titre très doux ("I don't need your love"), d'autres plus rythmés ("Inkwell", "Lightning strikes the postman") et les lourdes triturations mentales apportées par "Dreams and bridges" sont difficilement classables... Le chant oscille joue sur les variations, flirtant aussi bien (et avec beaucoup de facilité) avec MJK (Tool, APC) que Ed Kowalczyk (Live). La musique d'Aereogramme doit être perçue comme une invitation au voyage, l'ensemble est très homogène tout en apportant de nombreuses choses différentes, tout comme l'océan, ils peuvent être paisaibles et déchainés, dans les deux cas, c'est toujours intense.