Adna - Closure Adna Kadic est né en Suède de parents bosniens, passionnée de musique, elle sort son premier EP en 2012 alors qu'elle n'a pas encore 18 ans, aujourd'hui, c'est avec son troisième opus que je la découvre. Si la pochette est sombre, quand on franchit cette barrière, le monde d'Adna est plutôt clair, éclatant. Elle propose une pop assez minimaliste (elle a tout enregistré "chez elle", à Berlin) portée par sa voix, un peu de rythme et quelques notes de piano ou de guitare. La petite ensorceleuse joue sur la délicatesse, l'intimité mais également sur son aptitude à distribuer de bonnes vibrations lorsqu'elle envoie des loops un peu électros pour cadencer ses compositions ("Overthinking", "If"). Elle sait aussi être plus grave, presque solennelle ("Closure", "Soaked eyes"), sa voix coule doucement, ses mots (en anglais, histoire d'être encore plus une incarnation de l'Europe) ne heurtent pas la musique, mieux, son timbre brillant n'éclipse pas les instruments qui gardent toute leur place ("Thoughts", "Someone's someone"). Oeuvre complète, Closure n'est pas l'album d'une jolie voix mais bel et bien un projet construit, réfléchi et abouti, un ensemble qui a du sens et des créations qui doivent certainement hérisser nos poils en live.