ADG - Schizophrenic conversations Musicien montpelliérain qui a souvent travaillé dans l'ombre, Adrien Doran Girard se livre totalement aujourd'hui avec Schizophrenic conversations. 14 dialogues avec lui-même, treize pistes en anglais (et "Paris brûle") où il met en scène ses inspirations. Qu'elles soient pop, blues, folk, électro, hip-hop ou rock, elles trouvent toutes leurs places grâce à des mélodies simples et des orchestrations soignées. Où qu'on aille, on se raccroche à sa voix, pénétrante, douce, puissante, elle est un atout de taille pour faire tomber les barrières qui nous séparent de son univers. Et si le nom te dit quelque chose, c'est que tu n'as pas forcément été convaincu par "Rockstar" ou le titre éponyme, ritournelles hybrides électro-pop un peu trop faciles d'accès qui se sont frayées un chemin jusque les grandes ondes. L'album vaut mieux que ces singles, creuse un peu du côté de "Me & the Devil", "The man with no name" (et son ambiance Woven Hand) ou "50 shades of leather" pour flairer l'esprit rock, tâte du relief de "Family tree" pour écouter autre chose qu'une guitare ou alors plonge la tête la première dans les bidouillages d'"Under pressure" même si ces derniers sont moins révélateurs du potentiel d'ADG.