rock Rock > 1208

Biographie > le bon numéro ?

1995. Un immeuble pourri dans une banlieue de la middle-class californienne. Approchons nous un peu. Au 5ème étage, derrière une porte en balsa, résonnent des bruits étranges. Une mamie en bigoudis et robe de chambre rose n'en dort plus et vient tambouriner de toutes ses forces à l'appartement 1208. Alex Flynn, neveu de Greg Ginn (co-fondateur de Black Flag puis de SST Records), pose quelques instants son micro fumant dans lequel il s'époumone depuis une heure pour couvrir le vrombissement des instruments autour de lui. Il soupire en reconnaissant la voix suraiguë de Madame Gonzales, la vieille dame du dessus et ses chats qui miaulent en plein milieu de l'après-midi, à une heure où les honnêtes gens veulent dormir après une nuit de travail. Puis il se reprend, un demi-sourire apparaît sur son visage : ils n'en ont plus pour longtemps à traîner dans le coin. Grâce à leurs potes de Deviate, le guitariste de Pennywise Fletcher Dragge a écouté leur première démo, ils parlent de les produire et même de les présenter à Gurrewitz, le patron de l'écurie Epitaph...

Interview : 1208, mini interview de 1208 (février 2003)

1208 / Chronique LP > Turn of the screws

1208 turn of the screw 2004. Après Feedback is payback, les 1208 (tiens tiens...) sortent leur nouvel album Turn of the screws et confirment leur statut de groupe avec lequel il faudra compter au sein de la scène punk californienne, à l'instar de leurs grand-frères de Good Riddance et autres Ten Foot Pole. Même sensibilité punk, mêmes élans émo, même honnêteté dans l'exécution qui les distingue encore de la vague des Good Charlotte et autres groupes tatoués au Malabar. La belle histoire de tonton Punroc ne s'arrêtera sûrement pas là, avec des titres aussi forts que "Fall appart" ou "Not you", les quatre californiens ont encore une grande partie de leur histoire à écrire. La patte Pennywise s'y fait fortement sentir, et si ce n'est ce penchant fort regrettable pour quelques coeurs émos parfois malvenus et des refrains que l'on pourrait bien vite qualifier de faciles, 1208 parvient à tirer son épingle du jeu au milieu de la cohorte de groupes Epitaph new génération... Tiens, en passant, on dirait bien qu'une page de l'histoire a été tournée du côté de chez Gurrewitz, mais l'on sait ce que c'est, on se fait vieux, quelques gosses, une belle voiture dans le garage, quelques difficultés à finir son match de squash, une proportion de plus en plus flagrante à signer des groupes à la limite du pop-punk : il y a des signes qui ne trompent pas, nous sommes bien au 21ème siècle.