Après un étonnant India, Xandria revient avec Salomé, légère inspiration orientale encore pour ce disque, notamment sur "Save my life" ou "Vampire", après tout si la recette marche, pourquoi chercher à faire autre chose ? C'est bien le fait que l'on pourrait repprocher à Xandria, d'être dans son carcan et de ne pas chercher à en sortir ou à évoluer. Quand un titre comme "Save my life" se déroule, on a une impression de déjà-vu, ou plutôt de déjà-entendu quelque part, était-ce India ou Kill the sun ? Finalement, sans doute que Xandria fait parti de ces groupes capables de composer quarante titres dans la même logique et dans une atmosphère similaire. Celà n'empêche, Salomé coule de source, "Vampire" s'écoute volontiers, malgré le fait que les violons cherchent absolument à harmoniser le chant, sans chercher à s'échapper, il en résulte une légère impression de lourdeur, que l'on ne retrouve pas sur les autres titres for heuresement.
Comme son titre l'indique, il faut faire attention à "Beware", subtil en effet, c'est la basse qui se démarque ici, propulse une ligne mélodique ronde et efficace, cassant un peu la monotonie des accords trop faciles, ou d'un chant qui manque un peu d'intrépidité. "Emotional man", quant à lui se fait plus sensuel, plus mieleux, un chant qui se fait discret, riff simple et direct en entrée de jeu, break, la voix de fait plus proche, plus articluée, plus sentimentale, -come closer-, le genre de chose que l'on aimerait entendre plus souvent sur cet album, une orchestration plutôt correcte, qui joue avec les guitares sur le solo. En parlant de solo, en voilà un qui se démarque aussi, titre éponyme, "Salomé", le septième voile, lent et majestueux, le titre ondule lentement, une basse et une batterie parcimonieuses, une structure alvéolaire débouchant sur un pont qui ouvre pour une fois l'atmosphère, samples, bruits, une tension qui se fait plus présente, et arrivée brutale d'une guitare qui met le couvert sans attendre, propulsée par une section rythmique binaire et répétitive, saturation exacerbée, un solo court mais mélodique, cordes à vide, petit staccato méchant, le tout se fait doubler par les cordes avant une réapparition du chant; la recette est simple, légèrement plus réfléchi, mais au combien efficace, le genre de titre que l'on attend plus souvent de Xandria.
Xandria sort encore quelques atouts, un chant masculin et temps en temps sur "Firestorm" ou "Only for the stars in your eyes", un titre plus saccadé et rythmé avec "A new age", ou une ballade romantique sur "The wind and the ocean", un sample rudement efficace sur "Sisters of the light", avec un refrain à la limite d'un tube disco de Bonney M mais orientalisé. Bref, douze titres un peu imparfait, qui recèlent quelques bonnes idées qui ne sont pas toujours bien exploitées, et qui manque un peu de renouvellement, mais douze titres acceptables quand même.
Salomé
The seventh veil
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