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Biographie > Vol bite

Volbeat Tête de pont de la scène hardrock/metal Danoise, Volbeat est depuis ses débuts (en 2001 et sous le nom de Dominus) la cash-machine de la scène "hard" locale... avec un bel écho européen sinon planétaire développé au fil des albums. Autant inspirés par le rock classique et des références majeures du calibre d'un Johnny Cash comme des formations alternatives, metal et hardcore plus "viriles", le groupe fait dès ses premiers pas discographiques (avec The strength/The sound/The songs en 2005) du label Rebel Monster Records, sous division du néerlandais Mascot Records (Black Country Communion, Flying Colors, John 5, Tracer...), avec lequel les nordiques lient une relation solide qui durera dans le temps et le succès. Logique donc que ce soit sur la même crèmerie que sort deux ans plus tard Rock the rebel / metal the devil, album qui permet à Volbeat de se faire remarquer au Roskilde Festival ou d'ouvrir pour Metallica. Rien que ça.

Les disques s'enchaînent et la formation danoise continue de monter en puissance, avec notamment son troisième opus, Guitar gangsters & cadillac blood qui sort en 2008 et lui permet d'accompagner de nouveau les Four Horsemen sur leur World Magnetic Tour l'année suivante, avant de tout casser en 2010 avec Beyond Hell/Above Heaven, pour lequel il se retrouve en licence sur une major, en l'occurrence chez Vertigo (Soundgarden, propriété d'Universal) sans pour autant quitter son label de toujours. Une présence au Download Festival puis une autre au Sonisphere en compagnie du Big 4 (Anthrax + Metallica + Megadeth + Slayer) finissent d'installer le groupe au sommet de sa catégorie. Un DVD live plus tard paru en 2011 et voici que Volbeat est désormais ouvertement "bankable" et tourne partout dans le monde, tout en continuant de produire des morceaux, lesquels finissent notamment sur un cinquième album studio : Outlaw gentlemen & shady ladies, cette fois exclusivement chez Vertigo/Universal.

Volbeat / Chronique LP > Let's boogie

Volbeat - Let's boogie! Live from Telia Parken Rock heavy/hard, Volbeat n'est pas tout à fait métal même s'il en reprend beaucoup de codes et a longtemps dû se contenter d'être un sous-Metallica vu la propension des Danois à sortir de belles mélodies et des solos. Avec le temps et les années, on s'est habitué à leur présence et ils ont patiemment gravi les échelons pour désormais s'inviter parmi les plus gros groupes européens à convaincre de par le monde. En août 2017, ils ont rempli leur Telia Parken, le stade qui est un peu l'équivalent du "Stade de France" pour le Danemark, c'est le gros stade de la capitale, celui de l'équipe nationale et d'un des meilleurs clubs du pays (le FC Copenhague), ils y ont presque mis 50.000 personnes ce qui est juste énorme. Le Danemark dans son ensemble comptant moins de moitié moins la population de l'Ile-de-France. Pour pouvoir comparer, faudrait que Loudblast ou Gojira enquillent au moins deux Stade de France sold out en tête d'affiche...

La bande de Michael Poulsen joue donc à domicile devant un public comblé et qui va en avoir pour son argent. Volbeat va en effet délivrer un gros concert de plus de 2h avec 26 morceaux au menu, des hits en veux-tu en voilà et histoire de rompre un peu la monotonie (oui, y'a un paquet de longueurs -genre "Doc holliday"- pour un non converti comme moi), le combo a invité plein d'amis. Dans la liste, on passe rapidement sur une chanteuse danoise inconnue (Mia Maja qui fait quelques chœurs sur deux titres), un guitariste local (Rod Sinclair sur deux titres aussi), un chanteur (Johan Olsen sur ... deux titres) ou encore un boxeur (Mikkel Kessler qui ne s'en prend pas aux gars de la sécu) pour s'appesantir un peu sur la présence de Mille Petrozza (Kreator) venu adouber les voisins sur "7 shots", celle de Mark "Barney" Greenway (Napalm Death) pour se faire "Evelyn" en mode gras, celle de Danko Jones pour un "Black rose" tonitruant mais surtout par celle du boss Lars Ulrich (Metallica mais danois d'origine !) qui tâte des fûts pour "Guitar gangsters and cadillac blood" et pour la seule reprise du set, à savoir son "Enter sandman" ! La boucle est bouclée, on peut remballer et aller se coucher ? Non, parce qu'il y a encore "Pool of booze, booze, booza" et évidemment "Still counting".

Son impeccable, gros contact avec le public, d'ailleurs, heureusement qu'il ne parle que peu de temps le danois, sinon, ça aurait très vite pénible, en anglais, c'est mieux pour nous même si je peux comprendre la déception des nordiques qui connaissent tout de même bien les paroles en anglais (n'est-ce pas "Lola Montez" ?). Il est certain que l'objet vaut certainement plus le détour en DVD mais on a dû se contenter de la version double CD pour cette chronique. Si tu apprécies un tant soit peu Volbeat, rajoute un peu de monnaie pour avoir les images, c'est encore mieux.

Volbeat / Chronique LP > Outlaw gentlemen & shady ladies

Volbeat - Outlaw Gentlemen & Shady Ladies Autant être franc avec vous (je le suis toujours, promis), je ne pourrais pas répondre à une offre d'emploi dans le secteur "biographe officiel de Volbeat". Ne pas connaître la discographie du groupe n'est pas une fin en soi me direz-vous, mais ça peut être gênant quand on entame la chronique de Outlaw gentlemen & shady ladies, cinquième effort des Danois (bon, ça fait bien deux informations d'un coup en ma possession, mais ce n'est pas suffisant, vous en conviendrez). En effet, je ne peux pas vous dire avec assurance et dignité que ce disque est mieux, un peu mieux, moins bien, plus bien, plus que moins bien que le précédent. Et comparer avec les trois premiers n'en parlons pas. En bon chroniqueur plein de malice, je me contenterai donc de vous faire part de mes impressions concernant cet album. Ça vous convient ? Parfait, allons-y.

Ayant fraîchement engagé leur producteur Rob Caggiano (six cordistes d'Anthrax) à la deuxième guitare, Volbeat délivre avec maîtrise et talent un disque riche et varié. Adepte du métal mais aussi de la pop burnée façon rock 'n' roll, le quatuor met les pieds dans le plat d'entrée de jeu, après un morceau introductif folk acoustique à la texane : "Pearl hart" avec son intro sentant bon Social Distortion, son couplet résolument métal, son refrain mélodique et ses voix excitantes, en impose, et on a tout de suite saisi le fait que Volbeat sait écrire une chanson power rock aux accents métalliques (je vous rappelle que je ne connais pas les disques précédents !). Ce morceau lançant la belle machine est à l'américaine dans tous les sens du terme (le bon pour le côté grosse prod' et morceau fonctionnant au taquet, et le moins bon avec cette impression d'écouter un morceau formaté pour marcher). Ça se confirme avec "The nameless one", preuve en est que le groupe sait faire sonner une chanson, sans pour l'instant me transcender. Il faut attendre "Dead but rising", plus thrash et moins accessible, pour rentrer pleinement dans le délire des hommes du Nord. La production est énorme, les grattes sont puissantes, le basse/batt' est explosif, j'ai juste un peu de mal sur la longueur avec le chant, certes efficace et mélodieux mais trop perché pour moi. L'ENORME "Room 24" avec son riff qui fait peur et le guest de King Diamond (Mercyful Fate), "The hangman's body count" et "Doc Holliday" me font définitivement penser que Volbeat fonctionne mieux avec des morceaux plus heavy que "pop rock au gros son". Je suis toutefois client quand le groupe entame des chansons calibrées pour de la heavy rotation sur les radios (rock bien sûr). "My body", "Lola Montez" ou "The sinner is you" sont des tubes en puissance. Dans la diversité, Volbeat fait mouche, et impressionne par sa capacité à s'adapter à plusieurs couleurs musicales, des plus sombres aux plus chaudes.

Les facettes explorées par Volbeat dans ce Outlaw gentlemen & shady ladies sont multiples, laissant ainsi la possibilité à l'auditeur de traverser en un seul disque plusieurs univers que le groupe maîtrise à la quasi-perfection. Seules les ballades rock ("« Our loved ones") n'étaient peut-être pas indispensables, tellement la puissance que peut développer le quatuor est immense. La constante et efficace voix de Michael Poulsen permet à tous les coups d'apporter un "plus" à chaque morceau et c'est au final un disque complet et gavé de bonnes choses que nous délivre un Volbeat bien inspiré.