Volbeat - Let's boogie! Live from Telia Parken Rock heavy/hard, Volbeat n'est pas tout à fait métal même s'il en reprend beaucoup de codes et a longtemps dû se contenter d'être un sous-MetallicA vu la propension des Danois à sortir de belles mélodies et des solos. Avec le temps et les années, on s'est habitué à leur présence et ils ont patiemment gravi les échelons pour désormais s'inviter parmi les plus gros groupes européens à convaincre de par le monde. En août 2017, ils ont rempli leur Telia Parken, le stade qui est un peu l'équivalent du "Stade de France" pour le Danemark, c'est le gros stade de la capitale, celui de l'équipe nationale et d'un des meilleurs clubs du pays (le FC Copenhague), ils y ont presque mis 50.000 personnes ce qui est juste énorme. Le Danemark dans son ensemble comptant moins de moitié moins la population de l'Ile-de-France. Pour pouvoir comparer, faudrait que Loudblast ou Gojira enquillent au moins deux Stade de France sold out en tête d'affiche...

La bande de Michael Poulsen joue donc à domicile devant un public comblé et qui va en avoir pour son argent. Volbeat va en effet délivrer un gros concert de plus de 2h avec 26 morceaux au menu, des hits en veux-tu en voilà et histoire de rompre un peu la monotonie (oui, y'a un paquet de longueurs -genre "Doc holliday"- pour un non converti comme moi), le combo a invité plein d'amis. Dans la liste, on passe rapidement sur une chanteuse danoise inconnue (Mia Maja qui fait quelques chœurs sur deux titres), un guitariste local (Rod Sinclair sur deux titres aussi), un chanteur (Johan Olsen sur ... deux titres) ou encore un boxeur (Mikkel Kessler qui ne s'en prend pas aux gars de la sécu) pour s'appesantir un peu sur la présence de Mille Petrozza (Kreator) venu adouber les voisins sur "7 shots", celle de Mark "Barney" Greenway (Napalm Death) pour se faire "Evelyn" en mode gras, celle de Danko Jones pour un "Black rose" tonitruant mais surtout par celle du boss Lars Ulrich (MetallicA mais danois d'origine !) qui tâte des fûts pour "Guitar gangsters and cadillac blood" et pour la seule reprise du set, à savoir son "Enter sandman" ! La boucle est bouclée, on peut remballer et aller se coucher ? Non, parce qu'il y a encore "Pool of booze, booze, booza" et évidemment "Still counting".

Son impeccable, gros contact avec le public, d'ailleurs, heureusement qu'il ne parle que peu de temps le danois, sinon, ça aurait très vite pénible, en anglais, c'est mieux pour nous même si je peux comprendre la déception des nordiques qui connaissent tout de même bien les paroles en anglais (n'est-ce pas "Lola Montez" ?). Il est certain que l'objet vaut certainement plus le détour en DVD mais on a dû se contenter de la version double CD pour cette chronique. Si tu apprécies un tant soit peu Volbeat, rajoute un peu de monnaie pour avoir les images, c'est encore mieux.