To Kill : When blood turns into stone To Kill revient sans tambours ni trompettes, mais avec des guitares qui défouraillent et une batterie qui cogne à n'en plus finir. Déluge hardcore à sec et avec du gravier, To Kill fait tout sauf dans la dentelle. Onze titres, plus une piste cachée, vingt-huit minutes, pas vraiment de répit chez les italiens, les titres défilent à toute allure, finalement on comprend mieux pourquoi le successeur de Vultures est arrivé aussi rapidement, toujours chez GSR Music. When blood turns into stone saigne le canal auditif avec application. Une piste cachée digne d'un groupe post-hardcore, To Kill a plus d'une corde à son arc et tourne l'instrumental à son avantage, nappes de guitares qui montent en crescendo, tempo plutôt lent, basse hypnotique, le groupe montre l'étendue de son talent. Pied au plancher, "Kingdom come" quant à lui déboule à toute allure, petite mélodie sur une guitare qui danse allègrement, un arrière goût de "Tubular Bells" mais façon hardcore avec des guitares écorchées, break, passage dans la pénombre, la nuit tous les chats sont gris mais pas pour les riffs hardcore, surtout pas avec To Kill qui se paye le cliché d'agrémenter son titre explosif par de vraies explosions, un vrai festival.
Titre éponyme, "When blood turns into stone" reste à la maison, pas de folies sur un titre béton, solide, intro standard, grosse rythmique, par contre l'explosion déclenchée en même temps que la grosse caisse fait un peu mauvais genre ici, mais "Golem" et surtout "Deep blue" rattrapent la mise, pas de triggers, on reste dans le bon gros hardcore des familles, guitares vrombissantes, chant aux taquets, To Kill ne laissent rien passer.
To Kill s'illustre sur l'assassin et puissant "To live and to die in vain" qui contraste par son intro très inspirée, basse trépassée, batterie qui mitraille à tout va, petit coup de cymbale et tout s'emballe, quelques passages subtils où les guitares font monter la sauce avec une pointe de délicatesse. "Hollow" n'est pas en reste, déluge introductif, des guitares qui assomment sans discontinuer, et Camilla la guitariste pousse également son cri, un duo que l'on aimerai voir plus souvent, balançant le chant de manière magique.