Time to Burn : Starting Point 7 titres qui brûlent comme autant de candélabres, 7 titres saignés à blanc, marqué par une puissance inconnue, haineuse et devastatrice, après deux EP denses et massifs, Time to Burn remet le couvert avec un Starting point qui laisse des traces sur le macadam. Au rayon hardcore et ramifications, Time to Burn envoie cette fois-ci une giclée hardcore sur le label Basement Apes Industries (Membrane, Pupille, Superstatic Evolution...). Des titres puissants et massifs, plus instrumental que précédemment, avec des touches à la Isis et des atmosphères reflétant Buried Inside, "Jelly roll" tient tout sauf d'une génoise à la confiture, éclatements sonores métalliques, scarifications saturées, cris chaotiques. Time to Burn met en oeuvre ces montées massives en puissance, avec une basse grondante et ronflante, à l'image de 3 stages of pain, le grain de folie remplacé cependant par un spleen obscur.
Déséquilibré, atmosphère étouffante, "Starting point" à plus l'image du point de non-retour, de l'horizon d'un trou noir que d'un point de départ, tout n'étant qu'une question de point de vue, passage binaire tout en hammer et pulling sulfurique, la mélodie en dent de scie capte l'attention, draine les dernières réticences et amène dans son chemin un éclair post-hardcore à peine patiné. Le chaos se rapproche, lentement, inexorablement. "Waiting for the end" est l'auteur d'un tapage monstre, d'une oscillation granuleuse, à peine chaloupée, "Alma" lui ressemble à un champignon atomique sonore... 7 titres enfermés dans une gangue de plomb, Time to Burn en a fini avec nous.
Le monde du silence vient de brûler...