Time to Burn : Heliotropisme Post-hardcore ou émo/hardcore, enfin quelque chose approchant, Time to burn brûle effectivement ses riffs et parfois les cordes vocales de son chanteur. Heliotropisme est la première démo du groupe et elle flambe à tout va, "Dead dolls boogie" arrache des pans entier de papier-peints, lente lacération sonore, les titres autoproduits souffrent parfois un peu, mais l'idée est là.
Les aspérités du groupe le situe entre Envy et Shovel, mais en définitivement différent et orienté hardcore comme ce "Nexus six replicant" qui flirte avec les 100000 volts, déluge cataclismique, les riffs cathartiques donnent le ton, c'est An Albatross version longue, doté d'un rythme de boogie-woogie, les coups de semonces s'enchaînent et achèvent les doutes sur la verve du groupe. "Exit on time" fait presque figure de titre gentil à côté, la guitare reste bien sage, même si le chanteur se donne à corps et à cris, basse vigoureuse, batterie plombante, Time to burn se fatigue un peu. "Trauma" déroule son lent tapis métallique, une atmosphère travaillée, les cris se noient sous la saturation, les passages calmes apportent la respiration nécessaire, les mélodies reviennent dans l'écho, presque inquiétantes, puis explosent sur une fin fulgurante.
Time to burn donne le ton sur ce premier jet. Heliotropisme, à l'artwork plutôt bien foutu, enchaîne perles ultrasonores et déluges soniques, "Nexus six replicant", "Trauma", le concentré "Mango Mangle" qui rugit, hurle, grogne et s'emporte.