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Tantrum est un de ces groupes "discrets" qui fait l'unanimité dans le milieu "indé" au courant de tout ce qui se passe. Ce The frontier bursts into view est leur quatrième album depuis 1995, il sort comme les deux précédents sur Supine Records, le label que les montpelliérains ont créé pour sortir leurs albums et s'en sortir. En 97, Tantrum sortait Twisted in anguish que David Weber avait enregistré, les connexions avec l'Allemagne et la Suisse se font et Tantrum étend son aire d'influence. Pierre (chant, guitare), J-Mi (basse, chant) voient alors leur quotidien changer puisque leur batteur d'origine est remplacé par Benjamin. En 99, ils enregistrent Into the air, toujours chez Weber, l'album sort en 2000 mais ne sera pas repris en distribution nationale... Le Do It Yourself reprend le dessus et n'arrête pas le groupe en si bon chemin... En mars 2003, le groupe enregistre de nouveau à Genève mais Weber et ses forces motrices sont laissées de côté au profit de Serge Morattel et du Rec. Studio. Le fruit de ce travail, c'est ce quatrième album qui est enfin distribué comme il se doit par Overcome Records.

Tantrum / Chronique LP > Twisted in anguish

Tantrum - Twisted in anguish Si Tantrum n'est plus actif depuis un petit bout de temps (aucune trace discographique depuis 2003 et The frontier bursts into view), on ne pouvait les oublier comme en témoignent le tribute sorti en 2011 ou cette réédition de leur deuxième opus initialement sorti en 1997. Un peu plus de 20 ans après (en ''18), ce Twisted in anguish sonne toujours aussi actuel (certes David Weber a retravaillé le son) car même si on est loin de la fin des années 90, la noise sous toutes ses formes a toujours ses adeptes ; rien que dans ce numéro, tu peux difficilement rater Daughters mais tu trouves aussi Cortez ou We Hate You Please Die. Moins barrés que les Ricains, moins sombres que les Suisses, plus métalliques que les Rouennais, Tantrum menait sa barque entre hargne contrôlée, rythmiques énergiques, passages syncopés et distorsions saignantes. Bien dans son époque (celle du Aftertaste d'Helmet, du Subconscious nocturnal activity des Sleeppers ou du Horma de Portobello Bones), la galette n'a pas vieilli et si on la réécoute dans 20 ans, on pourra certainement encore lui trouver de l'intérêt. En attendant, tu peux en (re)profiter (et en vinyle s'il te plaît !) même si on t'en déconseille l'écoute en cas de mal de crâne...

Tantrum / Chronique LP > The frontier bursts into view

tantrum : the frontier... Post noise hard-core ? Euh... si tu le dis... Tantrum est un groupe qui écorche avec délectation son auditeur, comme ils aiment bien la Suisse, on citera en réfénrence Knut et Unfold, ces derniers étant certainement les plus proches, Tantrum ne hâche peut-être pas autant menu le métal que Unfold mais leur goût commun pour le chaos et une musique sombre est évident ("Puss oozing", "Dig"). Plus que cela, c'est le chant qui fait la connexion entre les deux groupes de par la même envie d'en découdre et cette sensation d'être toujours sur un fil, la ligne de chant est aussi une ligne de rupture... Un titre comme "Dead end" sort du schéma de base des montpelliérains pour mettre en valeur une voix parlée, posée sur des guitares inarrêtables et un rythme captivant, après l'intro et 3 morceaux agressifs, le titre arrive comme une respiration salutaire. S'enchaîne "Suppose control can increase", un instrumental monumental que je recommande chaudement à ceux qui auraient du mal avec le chant de Pierre. Ces deux compos forment comme un axe de symétrie au coeur de The frontier bursts into view puisque derrière c'est à nouveau 4 morceaux plus "traditionnels" que nous sert Tantrum... Seul l'ultime "Other suggestion and so on", plus long, permet au précaire calme de se réinstaller par moment. Mais en règle général, c'est le chaos qui prend le dessus avec les suites d'accords inventifs et des rythmes changeant. Seul petit hic, le chant écorché retombe un peu trop souvent dans les mêmes lignes et les tonalités semblent un peu trop monolithiques sur la distance. Davantage de variété ou d'autres passages du style de "Dead end" permettrait certainement l'écoute en boucle de de The frontier bursts into view. Pour le moment, il est difficile pour l'esprit de supporter plus de deux fois consécutives cet album, même avec les deux titres centraux, on n'a pas assez de temps pour respirer, pour s'aérer. On se contente donc d'une écoute par jour...