Stuntman - Signed in blood HxC metal rock corrosif, gros défouraillage de tympans, avec Signed in blood, les héraultais avaient annoncé la couleur avant même de commencer à frapper. Alors quand les uppercuts sonores commencent à pleuvoir, inutile de dire que l'on s'accroche au siège et qu'on tente tant bien que mal d'encaisser. Avalanche de riffs destructeurs, un chant qui vomi ses tripes sur les enceintes, des structures difficilement discernables... Stuntman se veut ici l'apôtre d'un joyeux chaos métallique à conseiller quand on veut se débarrasser d'un voisinage encombrant. Car dans la catégorie : "bruyant et dévastateur", les natifs de Sète en imposent. "Jackal" et "Renegades" se chargent de bien ratisser le terrain au bulldozer et là forcément, les influences s'accumulent (en vrac et au choix : Botch, Akimbo, Buried Inside, Llorah) et comme on en veut en-core, le groupe lâche les chevaux et les riffs qui dépouillent avec dans le délicieux et satiné "Bloody castration" (sic).
En français on appelle ça un vrai carnage métallique... et c'est jouissif. Car Stuntman fait simple, brut, limite primaire, mais d'une froide et féroce efficacité. Rythmiques effrénées, un batteur qui matraque ses fûts comme un forcené, des gratteux qui mettent tout ce qu'ils peuvent dans des lignes de grattes destructurées à souhait (et un petit coup de Dillinger Escape Plan par ici) pendant que le chanteur se contente de kärcheriser tranquillement l'assistance en se vidant les entrailles dans le micro. Autant dire qu'en live, le show doit valoir son pesant de cacahuètes. En attendant, on revient au CD et on poursuit la séance de concassage métallique avec le sympathique et sulfurique "Sacrifice healing". Bulldozer HxC mâtiné de math-metal noisy machin truc chose techniquement irréprochable, Stuntman n'y vas pas avec le dos de la cuillère et aurait plutôt tendance à écraser une fourmi avec un 38 tonnes. Après 4 titres, pardon 4 brûlots dévastateurs au feeling schizophrénique, le groupe s'offre une sortie inattendue avec une reprise de Black Sabbath : "Sweet leaf". Et le passage du rock heavy/stoner des américains en mode hardcore sauvage frenchy se fait sans coup férir, dans le sang mais avec classe et une brutalité assumée.