Stereotypical Working Class (2014) Stereotypical Working Class (2014) Quand vous aviez monté le groupe il y a 15 ans, vous pensiez aller aussi loin ?
Franchement, quand le groupe s'est monté, on avait aucune idée de combien de temps ça durerait et de ce que ça donnerait. On aimait le même style de musique et on se marrait beaucoup tous ensemble, on ne voyait pas vraiment plus loin ! On a eu la chance de pouvoir faire pas mal de choses avec SWC, on est très heureux et fier de notre parcours et on a toujours la flamme !!!

Vous aviez grandi très vite à l'époque, vous pensez que c'est encore possible pour un jeune groupe de se faire une place rapidement ?
Le rapport aux médias est différent, mais je pense que d'autres manières, c'est possible de prendre de la notoriété rapidement, voire même plus vite qu'avant. Avec le net, tout va très vite, regarde Royal Blood qui est devenu énorme en très peu de temps... c'est bien classe d'ailleurs ! Après, le "rock'n'roll" dans son ensemble n'est pas vraiment le genre le plus exposé et diffusé dans notre contrée.

Dans la vie de "groupe de rock", qu'est-ce qui vous plaît le moins ? Les galères pour trouver des dates ? Les plans foireux ? Les promesses qui n'aboutissent pas ? Le manque de médiatisation ? Les discussions avec les labels ?
Etre dans un camion quand tout le monde a mangé mexicain... (rires) Pour le reste, c'est clair que rien n'est facile. Il y a de très bons moments et d'autres plus difficiles, mais en même temps ça fait parti de l'histoire. Tu sais que le chemin d'un groupe de musique n'est pas fait de pétales de rose sur le sol et de dollars qui tombent du ciel. L'adversité, ça construit et ça force à s'organiser ! Après, on a eu la chance d'avoir pas mal de gens pour nous aider et faire avancer le projet aussi bien artistiquement que dans la diffusion de notre musique.

Le nouvel album est chez Klonosphère, pourquoi avoir choisi cette structure ?
Klonosphère a travaillé sur les sorties d'albums de Lodz et Sna-Fu qui sont deux groupes qu'on connaît et ils ont fait du bon boulot. A ce propos, RIP Sna-Fu, c'était un groupe énorme en live avec des gars adorables... Bref, ils étaient partant pour bosser avec nous donc ça c'est fait comme ça.

Mettre l'album en écoute sur le web, c'est une évidence ou une obligation ?
C'est une des manières d'attirer un peu l'attention. Rendre l'album accessible à ceux qui ne vont pas forcément aller le chercher. Le rapport à la musique et à la consommation a bien évolué, du fait de la "surinformation" et surexposition permanente, on a peut-être moins tendance à aller chercher les choses, qu'à prendre ce qu'on nous propose ; ce qui est plus facilement à portée.

Vous préférez vivre avec plus de fans ou plus de fric ?
Nous on fait ça pour les dollars !!! (Rires) Franchement, plus les gens écoutent notre musique et plus on est content ! Pour faire fortune je crois qu'il y a des créneaux plus porteurs que le rock'n'roll...

Cette pochette est très belle mais elle mérite quelques explications, alors qui en est l'auteur, quelle est l'idée ?
C'est Frédéric Chiodelli alias Dref Lasse, qui avait déjà bossé avec nous sur Day after day, qui en est l'auteur. On voulait quelque chose de très aérien et d'assez "ouvert" car c'était pour nous un des aspects importants de l'album. Une notion de paysage à la fois beau, mais rude, avec un personnage qui lui fait face. Un peu comme à la fin de la série "Hulk" ! L'image illustre l'idée d'un monde qui contient de belles choses comme de moins jolies, mais dont il faut savoir accepter l'ensemble car on n'a pas vraiment le choix. Ça développe le principe du titre de l'album Every cloud has a silver lining où "à quelque chose malheur est bon".

Stereotypical Working Class - Every cloud has a silver lining Je suis fan de Pink Floyd et je lui trouve une certaine similitude à A momentary lapse of reason, faut-il que je consulte ?
Non, sauf si tes pieds sentent le zizi ou inversement ! (rires) Pour être honnête on n'y a pas pensé du tout, mais c'est vrai qu'il y a quelque chose et Pink Floyd, au niveau de certaines ambiances, est une vraie référence aussi pour nous.

C'est la première fois que vous composiez à quatre, ça a changé quoi ?
Peut-être une certaine volonté d'aller plus à l'essentiel et de réduire les "fioritures", ça laisse une place plus importante à chacun et on a aussi plus travaillé la complémentarité des sons que par le passé. Après, on compose toujours de la même manière, à partir d'idées que l'un où l'autre ramène et qu'on développe ensemble.

Sur votre site, il est indiqué "No upcoming dates", y'a quand même des concerts qui arrivent ou c'est vraiment dur de démarcher des salles ?
Non on arrête les concerts c'est ringard !!! (Rires) Il y a des dates qui arrivent mais on n'a pas prévenu notre webmaster ! C'est vrai que c'est plus compliqué de trouver des dates et puis que nous n'avons plus les mêmes disponibilités qu'il y a 15 ans. Mais il y a des choses dans les tuyaux et on annoncera ça bientôt.

On voit de plus en plus de groupes français partir "en vacances" et jouer à l'étranger, que ce soit le Japon, Cuba ou les Etats-Unis comme vous l'avez fait, dans quel pays voudriez-vous renouveler l'aventure ?
C'est devenu plus facile maintenant d'aller jouer à l'étranger et il faut reconnaître que la culture rock et alternative est plus présente dans d'autres pays, donc ça facilite bien les choses, ça reste dommage car il y a un vrai public en France mais pas tant de concerts que ça malgré les assos et les motivés qui continuent de se bouger les fesses... comme vous d'ailleurs !!! Les US c'était vraiment quelque chose de génial et ce n'est pas impossible qu'on y retourne qui plus est maintenant qu'on a des amis là-bas !!!