Stereotypical Working Class : Sans repères Stereotypical Working Class nous avait subjugué avec Illusions, un premier opus qui tapait fort d'entrée de jeu mais pouvait laisser sur leur faim les fans du groupe, les SWC n'offrant qu'un album assez court et y intégrant les compos présentes sur le maxi... Sans repères se sera fait attendre mais il déboule avec 13 titres (et 2 interludes) dans le ventre pour près d'une heure de plaisir. Evacuons tout de suite la faute d'orthographe qui s'étale en travers de la jolie pochette, je rappelle la règle : "sans" peut être remplacé par "aucun" et si tu n'as aucun repère, c'est zéro repère et donc singulier... c'est si singulier de mettre ça au pluriel et c'est pas parce que les Anglo-Saxons le font qu'il faut le faire (qui a dit "au contraire" ? Ok, un point pour toi).
Riff déhanché puis Bustabraï le cri, lance "Bustabraï" la compo, ceux qui pensaient que les SWC s'endormiraient sur leurs lauriers en sont pour leurs frais, les Stereotypical Working Class ont toujours de l'énergie à revendre... Rythmes variés, riffs bien envoyés, chant qui évolue désormais avec autant de facilité en anglais qu'en français... Olympiques, les Lyonnais déroulent leur jeu implacable durant le temps de jeu, la mi-temps n'existe pas, il faut récupérer uniquement quand la pression se relâche quelque peu ("Interlude 1" plus que "Interlude 2"). Pas évident de disséquer un album aussi intense et de le réduire à quelques remarques comme la présence d'un petit sample rappelant A Jumpstart sur "Isecure", le trafiquage de la voix de "That's all right" ou le fait que "Karma" soit un excellent titre parce qu'en réalité, il n'y en a pas de mauvais et Sans repères s'avale d'une traite, sans pause. Ah si, il y a une fausse note, le titre bonus, d'autant plus qu'il survient après le silence réparateur qui suit l'énorme instrumental "No end for a circle", je ne suis pas contre les conneries et les délires, mais là, servir une immonde daube juste bonne à tester les enceintes des voitures tunnées, ça fait mal aux oreilles et la plaisanterie est beaucoup trop longue pour ceux qui écoutent l'album en boucle !!!
A l'instar du titre éponyme "Sans repères", SWC étale sa classe et fait parler son potentiel de séduction hors norme, maintenant qu'ils ont la main sur la France, il va falloir apprendre à voyager et jouer dans la cour des grands d'Europe et aller défier les Anglais plus que les Italiens ou les Néerlandais...