staind : the illusion of progress De retour chez RoadRunner après un Chapter V qui ne nous avait pas été envoyé (2005), Staind délivre un The illusion of progress qui malgré son titre, ne donne même pas l'illusion d'un quelconque progrès... Au contraire. Si après la trilogie Tormented, Dysfunction et Break the cycle, on avait intégré les nouvelles aspirations (plus calmes) du combo avec le très émouvant 14 shades of grey, il semblerait que la bande d'Aaron Lewis pense davantage à faire mouiller les pucelles qu'à faire bander les métalleux.
Les alternances entre moments de douceur et de rage qui faisaient tout l'intérêt du groupe ont disparu pour laisser la place à des ballades à peine musclées où Aaron étire sa voix pour nous arracher une larme (de déception), certaines sont assez jolies, il faut bien l'admettre, mais d'autres sont suffisamment mielleuses et calibrées pour MTv qu'on peut se demander si le groupe va un jour revenir à ce qu'il était et sortir de l'ombre du succès du tubesque "It's been a while". D'ailleurs, le groupe nous l'offre en bonus acoustique (ainsi que "Schizophrenic conversations"), bien conscient que les "vieux" fans ne se satisferont pas de la douzaine de titres où les arrangements et les belles orchestrations pleuvent alors qu'on attendait des ruptures abruptes et sèches. "Break away" ou "Rainy day parade" ont bien quelques accès de violence mais elle est contenue et les guitares ne saturent que proprement, les titres sont sympathiques mais sans plus. Si un groupe inconnu avait sorti The illusion of progress, on aurait certainement pu apprécier ces titres un peu rouillés par la pluie mais sur le boîtier, il est écrit Staind et ce Staind là est plutôt ennuyeux.