Spineshank : Stricly Diesel Découvert par un grand nom du metal, Dino Cazares, maître ès-riffs de tueur de Fear Factory, Spineshank se fait une réputation dans le monde du metal en tournant avec les rois du cyber-metal/ indus qui tâche avant d'être signé chez le mastodonte Roadrunner Records (Sepultura, Fear Factory, Machine Head, Soulfly…). Produit par le duo Amir Derakh et Jay Baumgartner (Coal Chamber, ce Strictly diesel (sorti dans les bacs en 1998), le combo californien l'a voulu rageur et énergique.
Surfant sur la vague néo-metal qui déferle à cette époque (et même encore maintenant) sur les USA, Spineshank nous propose 14 titres bruts, calibrés pour exploser les charts et mettre une grosse claque à la concurrence. Verdict ? Sur des titres comme "Shinebox", "Where we fall" ou "Detached" et le morceau éponyme, la sauce prend plutôt bien, Spineshank parvenant à mettre en avant un bon gros son qui tâche et un hurleur/ chanteur (Jonny Santos) qui assure le show, le tout servi par une production monstrueuse. Efficace.
Mais là où le bât blesse, c'est qu'au bout d'un moment, on a l'impression de tourner un peu en rond, une fois que le combo a épuisé ses sources d'inspiration, KoRn, Deftones et Fear Factory en tête ("40 Below", "Grey", "28"…). Non pas que ce soit désagréable à écouter, seulement ça manque cruellement d'inspiration.
Certes la reprise des Beatles, "While my guitar gently sweeps" est très réussie et les samples éléctroniques qui parsèment l'album font leur effet, mais dans l'ensemble, Strictly Diesel ne parvient pas vraiment à sortir du rang. Et on se rend alors compte que sans son prestigieux parrainage (non notera d'ailleurs la présence de Burton C.Bell, hurleur de Fear Factory sur "Stain"), Spineshank n'aurait sans doute pas été propulsé comme l'un des fers de lance de la vague néo-metal.
Solide, rageur, assez efficace, à défaut d'être véritablement inspiré, ce Strictly Diesel est à destiner en priorité aux fans de néo pur et dur. Avis aux amateurs donc.