spineshank : Self destructive pattern Spineshank est parti en tournée, croisant la route de Disturbed ou Orgy et participant à l'Ozzfest 2001, après de longs mois sur la route et quelques semaines de vacances/compositions, le groupe retourne en studio avec Gggarth Richardson, sur la trentaine de titres bossés, douze arriveront jusqu'à nous ce 15 juillet 2003, remarquons au passage que Self-destructive pattern arrive dans les bacs européens deux mois avant de sortir aux USA !
Et alors qu'entre les deux premiers opus, l'évolution du groupe avait été plus que notable, ce troisième album est dans la droite lignée du précédent, Self-destructive pattern poursuit donc la voie tracée par l'excellent The height of callousness. Il est néanmoins plus brut, plus rapide et encore plus accrocheur, les fioritures électroniques ont laissé plus de place aux rythmes indus et aux gros riffs. Le chant alterne nervosité et mélodie et donne une grande homogénéité à l'ensemble, peut-être même un peu trop puisque ce Self-destructive pattern pourra être perçu par certains comme trop linéaire. Ressortent quand même "Violent moods swings" (qui rappelle "New disease") et les destructeurs "Consumed (obsessive compulsive") et "Dead to me" dont la batterie doit certaineemnt un peu à Fear Factory. L'intensité de la majorité des morceaux, très rythmés, contrastent avec quelques refrains un peu trop posés et si les sonorités des guitares sauvent "Forgotten", sur "Fall back", la mayonnaise prend un peu plus mal... dommage car sur "Beginning of the end" le groupe avait montré sa capacité à alterner des parties speedées et d'autres plus calmes.
Dans l'ensemble, Self-destructive pattern est compact et s'écoute très facilement, les fans du précédent album ne seront pas déçus, le groupe a changé son logo mais a gardé le reste... l'essentiel est donc sauf.