spineshank : The height of callousness Dés les premières mesures, on sent qu'un nouveau Spineshank est né ! Si la production de Gggarth Richardson (RATM) apporte le gros son et des voies très travaillées, le mix de Frank Gryner et Scott Humphrey (Rob Zombie) laisse s'exprimer les directions industrielles qu'a pris le groupe, intégrant beaucoup plus d'électronique et de samples dans ce nouvel opus. Ils sont même parfois furieusement indus ("Cyanide 2600") ou lorgnant sur les terres glam-indus d'Orgy et consorts ("New disease"). Le son général des grattes et l'ensemble ryhtmique me fait penser à du Clearcut, ça frappe fort mais sans tomber dans des excés thrash, le son reste propre et métallique. Le tout étant très groovy, très dansant, les breaks électroniques sont très biens intégrés aux morceaux ("The height of callousness", "(Can't be) fixed"). Ce nouveau Spineshank est également beaucoup plus mélodique et plus chaud que par le passé, les refrains sont très chantants, très entrainants ("Synthetic"), les parties vocales font la part belle au chant clair et audible, comme si aujourd'hui, les californiens avaient des choses à dire et devaient se faire entendre. Cependant, ils n'oublient pas leurs racines et restent très agressifs par moment ("Asthmatic", "Malnutrition").
Bref, un Spineshank convaincant, qui a su se forger une identité et se démarquer du style indigène à la Californie. Des chansons très accessibles (trop ?), agréables à entendre et entêtantes ("Negative space"), voilà ce que nous sert le Spineshank de l'an 2000.