1996, la Californie prend le raz-de-marée néométal dans la tronche, la scène est en effervescence, boostée par les succés de KoRn, Deftones et autres Coal Chamber. Jonny Santos (chant), Mike Sarkisyan (guitare), Robert Garcia (basse) et Tommy Decker (batterie) orment eux aussi leur groupe : Spineshank.
Après un an d'existence et quelques concerts dans la ville des Anges, RoadRunner les fait signer un contrat, dans la foulée, ils enregistrent leur premier album Strictly diesel qui sort en 1998 et s'envolent pour tourner en Europe aux côtés de System Of A Down, Fear Factory et Static-X. Avouez qu'ils auraient pu prendre un plus mauvais départ... Ce Strictly diesel a cependant certainement été influencé (au niveau de la production) par le buzz néo-métal qui régnait alors en Californie. Les ryhtmiques sont assez classiques, le chant alterne entre éclaircies et orages, le son de guitare n'a rien d'exceptionnel, les breaks sont d'inspiration KoRniennes évidentes, bref, l'album est bon mais pas top. Il est vrai que sortir du lot était plutôt difficile en 98...
On pouvait alors penser que Spineshank allait retourner dans la banlieue de L.A. jouer avec leurs potes du quartier. Mais non, Spineshank a grandi, et si tout a été très vite, trop vite à leurs débuts, ils prennent le temps de remettre le couvert et sortent un deuxième album en l'an 2000 The height of callousness, un album qui les éloigne du néo-métal classique pour les rapprocher d'eux-mêmes.
En 2003, le groupe revient avec un Self-destructive pattern qui ne fera que trop peu de bruit...