soulfly : live (2006) C'est Defdump qui ouvre les hostilités avec un métal screamo-néo-technico-core mais du fait d'un oubli de RoadRunner, je dois attendre à l'accueil pour récupérer ma place et mon pass photo, ce ne sont pas les meilleures conditions pour suivre les Luxembourgeois, bien rodés sur scène même s'ils ne sont pas aussi démonstratifs qu'un DEP (mais qui peut l'être ?)... Le public semble apprécier la débauche d'énergie, leur son est plutôt bon, tous les indicateurs sont enfin au vert pour passer une bonne soirée !
Et c'est le drame... Autant évacuer tout de suite l'énorme point noir de ce concert : la qualité du son en façade, encore une fois le public va subir l'incompétence de l'ingénieur du son de Soulfly, à nouveau incapable de nous faire quelque chose de propre (est-ce le même handicapé auditif que lors des Eurocks 2002 et de Dour 2003 ?) : trop de basse, trop d'aigus dans la gratte de Marc Rizzo, on a une véritable bouillie sur les rythmiques à deux grattes et beaucoup trop de volume... C'est incroyable qu'un groupe de ce niveau ne puisse pas avoir un mec compétent à ce poste.
Côté prestation, le groupe (c'est enfin un groupe !?) est au taquet, quelques secondes d'intro et bing ta face on part sur les chapeaux de roues avec un des meilleurs titres de Dark ages : "Babylon", le public est déjà plus qu'au taquet et reprend en coeur les Babylon ! Entre les morceaux, Max tout sourire balance plus d'eau sur les premiers rangs que de mots (à part quelques "Motherfucker" et autres "Merci beaucoup") et enchaîne tubes et titres du dernier opus (qui vont devenir des tubes...). La set-list est très réfléchie avec de nombreux moments de répit pour le pit comme les interludes pour écouter la classe de Marc Rizzo et sa double guitare option musiques traditionnelles, le solo de Joe Nunez, le passage de l'instrument fétiche de Max, quelques percus avec en guest star un des fans monté sur scène... L'autre guest star de la soirée, c'est Richie Cavalera qui vient pousser ses gueulantes sur "Bleed" et "Tree of pain".
Avec le temps, les reprises de Sepultura se font plus rare, si "Refuse/resist" (dans sa version un peu trop rapide à mon goût) est devenue une obligation, ça fait du bien d'entendre "Inner self" (qui date de Beneath the remains). Mais avec les "Back to the primitive" ou autres "Seek'n'strike" et "Eye for an eye" (seul titre joué lors du rappel), les stars de la soirée furent bel et bien les nouvelles compos "Babylon", "Carved inside", "Arise again", "(the) March", "Corrosion creeps" et "Frontlines" !