metal Métal > Soul-X

Biographie > X-Ame

Quand on reçoit un colis avec un CD, une bio et d'autres trusc (petit courrier, stickers, flyers ou autre), la première chose qu'on fait, c'est de foutre le CD dans le lecteur... Là, c'est Soul-X, un groupe de Lille dont je connais le nom depuis quelques mois, c'est donc une sacrée surprise d'entendre ce maxi, énorme son, compos travaillées, ce n'est pas possible qu'un groupe atteigne ce niveau en si peu de temps, ça cache quelque chose ! Et ce que ça cache, c'est l'existence avant Soul-X de Bloodshed... Depuis 96, le seul changement du bassiste a transformé Bloodshed en Soul-X, il y a quelques années Bloodshed avait sorti un EP 6 titres éponyme et sombre, on l'avait bien reçu mais pas chroniqué, la prod' était pas trop mal mais le groupe se cherchait encore, notamment au chant ("Secluded", "Mistress"), avait de bonnes idées mais des compos trop longues. Greg (chanteur et guitariste), Jérôme (guitariste), Laurent (batteur) et Julien (nouveau bassiste) ont donc revu leur approche de la musique et fourni un énorme travail pour en arriver aujourd'hui à Soul-X.

Soul-X / Chronique LP > The killing machine

soul-x - The killing machine Il y a presque 20 ans, je découvrais Soul-X, combo lillois qui allait écumer les salles et sortir un EP power thrash assez prometteur... puis splitter. Un peu plus de 15 ans plus tard, voilà que le groupe me recontacte pour savoir si je suis disposé à les chroniquer ! Comment refuser une telle cure de jouvence ? Si l'artwork, le logo, le style n'ont pas vraiment changé, le groupe a été en partie renouvelé avec les arrivées d'Antoine (Radical Suckers) à la batterie et de Maxime à la basse. Ils auraient pu prendre un nouveau départ et un nouveau nom mais avec le même objectif (s'éclater) et les mêmes armes (un thrash old school "à la Pantera"), autant continuer l'histoire là où elle s'était arrêtée. S'ils ont vieilli, les loustics n'ont rien perdu de leur hargne et ont certainement gagné en maturité car l'écriture des titres est soignée (plus dans la musique que dans les textes si on s'en réfère à "Son of a bitch") car si ça tabasse, ça ne le fait pas toujours en ligne droite (bon, on a quand même "The unholy sin" ou "Violence" qui ne font pas trop dans le détail). La plupart des morceaux apportent donc pas mal de nuances, de breaks, de riffs aux cadences variées et se forgent une identité propre grâce à tous ces "petits trucs" qui font la différence. C'est ce qui fait que j'apprécie plus particulièrement "Speech for the dumb", toujours à la relance et avec un bon solo, le titre monte en pression jusqu'à totalement saturer l'atmosphère. C'est donc une excellente lampe de lancement pour le titre éponyme "The killing machine" qui voit le renfort d'Arno de Black Bomb A, venu en voisin apporter son chant guttural qui encadre un solo nerveux. Si c'est avec les vieilles peaux qu'on fait les meilleures confitures, Soul-X a bien fait de revenir !

Soul-X / Chronique EP > Soul-X

soul x Soul-X fait partie de la mafia lilloise du gros son, ils partagent les scènes avec Unswabbed, Wahead, Sore (mais aussi Carving !), et partagent aussi le goût pour la qualité de la prod', c'est donc sans aucune surprise que ce 4 titres bénéficie du travail de XTof et JWolf (chanteur et batteur de Out) pour l'enregistrement et de Steph Buriez (Loudblast, Clearcut) pour le mix. Pas la peine d'épiloguer sur la puissance du son et sa qualité, c'est du genre énorme. Les 4 compos font toutes entre 3 et 4 minutes et n'ont plus grand chose à voir avec Bloodshed, du heavy torturé on passe au power métal qui pose les questions après avoir tout démonté sur son passage. On pense obligatoirement à Pantera mais ce petit accent français renvoie la comparaison du côté des Hertz and Silence avec ce même goût pour les rythmiques bien balancées et les petits passages plus "calmes"... La notion de "calme" étant toute relative !!! des passages plus posés où certains instrus (surtout les guitares) ou le chant s'écartent du modèle marteau pilon pour faire respirer le titre ("Set me free" et son outro au gros son de basse). Ou alors c'est l'ensemble qui choisit de calmer le jeu, sur "Egoistic land", un titre plus profond, qui travaille davantage les détails et l'ambiance générale avant de saturer l'air de solo et de coups de grosse caisse, un titre qui témoigne de l'intérêt du groupe pour les architectures plus complexes que la moyenne du genre. Mais quand Soul-X revient à des plans un peu plus simples ("Superjoint"), c'est pour être plus direct, plus efficace, et ça marche tout autant.
Bref, 4 titres qui prouvent que Soul-X domine son sujet par le biais d'un gros travail sur les compos et sur le son, le groupe en veut vraiment et devrait récolter les fruits de son travail dans peu de temps, d'autant plus si le créneau occupé jusqu'à présent par Hertz and Silence se libère...