Sofy Major - Idolize Ah Sofy Major..., rien que le nom de ce groupe suffit à exciter mes neurones tant Permission to engage avait été la grosse baffe de brutasse de 2010. Après un split en compagnie des excellents Membrane, des péripéties par palettes (enregistrement aux States avec Andrew Schneider, ouragan Sandy, studio détruit...), le quartet nous livre avec Idolize la grosse baffe de brutasse de 2013.

Dès le premier titre, "Aucune importance", le groupe pulvérise les sceptiques et ravit les afficionados de noise métal plombé : gros son, basse pénétrante, riff tranchant, chant clair semi-aérien et puissance de feu intacte. Les Sofy Major livrent une entrée en matière haut de gamme. La deuxième piste ravit elle aussi les oreilles, avec son feeling hautement desert-rock et son refrain scotchant tandis que "Steven the slow" voit l'apparition de Dave Curran (Pigs, Unsane...) qui vient apporter un net supplément de noirceur et de rugosité sur un titre qui dépareille sensiblement de l'ensemble.
Les moments de bravoures soniques ("Bbbbreak", "UMPKK pt. 2") s'enchainent, l'impression d'avoir affaire à un combo qui maitrise son art dans son entièreté également. Les Sofy Major prouvent également qu'ils ne s'épanouissent pas seulement dans le chaos avec un "Seb" lancinant et anxiogène à souhait.

En conclusion d'Idolize et au rayon des influences revendiquées, Sofy Major rend un hommage cinglant à Portobello Bones avec un 'Power of their voice', de la musique d'hommes avec des grosses bollocks repris par des hommes avec des grosses bollocks. Pour mémoire, le groupe avait déjà repris Tantrum sur la compil' We fucked up our lives. Achat obligatoire donc. D'autant que l'album est disponible pour une faible poignées d'euros sur le Bandcamp du groupe. C'est peu dire qu'il s'agit d'un bon investissement pour votre platine.