"Cours vite". C'est ce qui restait de la jeune et florissante épopée de Silmarils version 1993, alternative fusionnelle rafraîchissante et bienvenue à une époque où le peuple n'avait plus de prophètes, perdus entre le maigre choix que constituait les clans Telephone et Indochine. Plus tard, ce fut l'avènement logique du néo, barbarisme tragique pour un genre inévitablement décapant et décapé jusqu'à l'os par des centaines de clones n'hésitant plus du tout à prendre le hip hop par les Korn. Et Silmarils de s'effacer, éphémère retour d'un Original karma puis d'un Las Vegas 76 où s'il y avait du sport, il manquait un peu de sueur dans les vestiaires du groupe francilien le plus talentueux de sa génération. Mais alors que le néo oublie d'être nouveau, ce sont ceux que l'on attendait le moins qui viennent lui poser cette banderille assassine entre les deux yeux. Tué ou être tué, 4Life les Silmarils ont fait leur choix. Rien ne sert de courir...