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Biographie > sept poussière

Alors que Coal Chamber, tombe dans la modestie (...) et KoRn dans le commerce (...), en 99 Sevendust et son leader Lajon Witherspoon arrive à temps pour foutre le feu à votre platine !!! Très métal, un peu hip-hop, finalement c'est très bien comme ça.

Sevendust / Chronique LP > All I see is war

sevendust - all i see is war Chroniquer le nouvel album de Sevendust cette année me fait un "petit quelque chose" parce que c'est un des groupes qui cartonnait quand on a lancé le W-Fenec il y a 20 ans, juste avant que naisse le zine, les ricains avaient sorti un album éponyme qui les plaçait au cœur de la vague "néo-métal" avec KoRn et les Deftones tout en proposant quelque chose de différent. Leur Home (1999) confirmait tout ça et Pooly rédigeait alors la seule chronique dédiée au groupe... Les changements de label, de distribution, les aléas de la promotion nous ont tenus à l'écart des natifs d'Atlanta qui ont pourtant vécu peu de chamboulements au sein de leur line-up (les cinq d'aujourd'hui étaient déjà là en 1994 !) et enregistré une galette tous les deux ans environ jusqu'à ce All I see is war.

Ce douzième opus a été mis en boîte par Michael "Elvis" Baskette (Chevelle, Alter Bridge, Slash...) et il a fait un gros travail sur la propreté du son et la mise en valeur des mélodies. On a donc un album plutôt "cool" orienté sur des harmonies claires et un métal relativement aseptisé malgré un titre évocateur ("Je ne vois que la guerre" pour ceux qui ne parlent pas anglais), une sérigraphie "viseur" sur le CD et un artwork très réussi (la première édition propose un carton "cage/prison" qui laisse transparaître une jolie photo où un enfant agite un drapeau en ombre chinoise sur un fond de flammes). Ou alors le combo a-t-il décidé de déposer les armes comme pourrait laisser le supposer le drapeau blanc au centre du livret ? Pas tout à fait à entendre certaines parties qui restent bien mastoc. Lajon Witherspoon a beau avoir mis une grande partie de sa hargne et de son phrasé hip hop au placard, les zicos ont beau jouer moins bas et lourd, ça reste du métal. Certes bien plus "alternatif" que néo, plus mélodieux que dévastateur mais les temps sont davantage au combo à la & Men">Of Mice and Men ou Gone is Gone (pour ne citer que de nouveaux comparses de chez Rise Records) qu'aux rythmes hachés et aux lyrics punchys.

En somme, les Sevendust sont un peu comme nous, ils ont vieilli, ils se sont assagis, ils ont arrondi les angles, cherchent à améliorer les choses par petites touches, ne se prennent pas trop la tête avec les modes mais suivent tout de même les mouvements de fonds. Quoi qu'il arrive, ils sont toujours là et conservent un noyau de fans qui respectent leur travail parce que derrière ces albums, ces tournées, ces instants qu'on consomme très rapidement, il y a une énorme expérience au service d'un boulot monstrueux.

Sevendust / Chronique LP > Home

sevendust : home Home donne sa substance dès le début ,du morçeau qui lui donne son nom. Là, pas de doutes, Sevendust, c'est du métal, sans mélodie, vive le rythme, à bas les chichis. Alors que Coal Chamber se déclare roi du métal, déclare également jouer des trucs sans détours, Sevendust leur arrive en pleine gueule... Non, en fait Sevendust a tout de même un groove bien à lui, Tout passe dans la voix, -From left to right, From left to right-, un groove imparable, un peu hip-hop, mais sans les artifices, Un peu à la Incubus en fait. "Home", c'est le La de l'album, le morceau clé, si vous accrochez dessus, vous ne pourrez plus décrocher du reste de l'album. "Dénial", deuxième tuerie de l'album, décidement, niveau guitare, on cherche encore la mélodie, passage au break, maintenant on sait pourquoi c'est terrible, gentil passage batterie puis avec la guitare en toile de fond, Sevendust réinvente les règles métal, les intonations sonores, les breaks, le groove made by Sevendust. Sérieux, retenez ce nom ! - Create... Create - Au début, on ne comprend pas très bien se qu'il se passe... non, pas habitué à ça... -Create self destruction-, c'est dur... quelque chose de terrible, dur, puis viens la question, KoRn ? Nan, Sevendust c'est pas du KoRn ressucé, ou réchauffé, c'est du Sevendust. Moins de Thunes, moins d'artifices, et quelques années plus tard. "Headtrip" achèvera de vous convaincre, si ce n'est pas déjà fait. Des syncopes monstrueuses, et toujours cette voix qui pose sa pierre fondatrice, indispensable à l'équilibre... -Never be the Same -, vos voisins vont pas aimer... Arghhh "Insecure", petit intermède musicale, ca faisait longtemps que l'on avait pas vu ca dans un tel album, une ambience sonore, une dimension étrange, finalement elle est caché là la mélodie... Retournons à des morçeaux plus typiques : "Reconnect" - So glad the History is past-, toute la puissance des backing vocals, des passages feutrés... - I need a day to create -ah ! cette voix décidement,des cris surgissent dans le floue, fusent dans la tête. Après un petit Waffle, très en relief, dans le trip "Je fais de la batterie avec ma guitare !", -Bring me a light- ... Ecoute un peu plus loin pour changer d'avis... On accélère le rythme, la cadence, puis on embraye sur "Licking cream", avec son groove batterie, guitare incomparable. Sa voix pénétrante, divine. Ecrite en collaboration avec Skin, "Licking cream" est un vrai délice glacé, -I wish you weren't so beautiful in my eyes-, on verserait presque une larme devant l'attaque vocale de Skin. Un grand moment. La suite est du même accabit, sans détours sans artifices, très cohérent, un peu hip-hop, mais don't panic, on parle toujours de métal. On termine sur "Bender", très Deftones... c'est normal, c'est Chino (Deftones) qui chante dessus... Ecrit également avec lui, "Bender", clôt l'album sur je ne sais pas trop quoi, mais on attend avec impatience le prochain album !