romeo is bleeding : introspections Acte II, scène 3. Juliette à son balcon soupire. Mmmhh fait Juliette, crrr fait le vent dans les arbres, ... fait le balcon qui ne dit rien, vu qu'il n'est qu'un balcon à mi-temps et qu'il n'a pas appris son texte.
Voilà que Roméo entre en scène pour l'ultime sérénade, ampli à 10, guitares phallusivement pointées vers sa bien aimée. Rooow fait la guitare, raahh fait Juliette, craaac fait le balcon qui s'effondre sur le soupirant. Romeo is Bleeding, et Juliette s'en fout, elle préfère Kyo.
Romeo is Bleeding, emblématique d'un certain hardcore aux côtés d'autres poulains générationnels de l'écurie Overcome, Ananda et Nostromo en tête. Symbole d'un hardcore décomplexé et poppisé, mêlant DIY et professionnalisme, éructations old school et mélodies post-rock, émo-guitares chaotiques et piano molto-presso qui rapproche le groupe d'une version française des Blood Brothers. Plus rock, plus funk, plus indé, moins métallique, Romeo quitte peu à peu le hardcore pour un style d'un autre millénaire.
Romeo is Bleeding, mais voilà déjà l'entracte pour soigner ses plaies. Bravo les comédiens.