Romeo is Bleeding. Selon le vénéré Google, nouveau Dieu des âmes en peines, film culte de 1993 au résumé plus qu'étourdissant : "A corrupt police sergeant who supplies tips on the locations of safeguarded witnesses to the Mob bites"... Bien. Les histoires de témoins ayant vu des bites en 103 SP et des sergents de police suppliant des tips ne m'inspirant pas plus que ça, on se rabat sur la traduction littérale, qui, ô surprise, est à mourir de rire, je cite à nouveau : "Un sergent corrompu de police qui fournit des bouts sur les endroits des témoins sauvegardés à la foule mord". Merci Babelfish, c'est promis, nous irons brûler un cierge à la gloire de tout les traducteurs de la planète web. Mais heureusement, on apprendra plus loin que Romeo is Bleeding est aussi (et surtout) un des (ex-)représentants les plus prometteurs de la scène post-hardcore française. Qui, outre le fait d'être donc fans du trop méconnu film suscité, ont le mérite de relever en bloc le challenge d'une musique défendue hors des frontières par Botch ou les décidément sauvages Blood Brothers. Et qui relèvent plutôt bien le challenge : après s'être formé en l'an 2000, les Romeo déchirent l'atmosphère de 2001 du vitriolant The principle of pain avant de calmer le jeu avec cet Introspections taillé pour perdre l'auditoire tant il change rapidement de sujet.