Quietus - Chaos is order yet undeciphered "Tranquille, calme, silencieux", c'est peu ou prou la traduction de "Quietus" et bien entendu, ça ne colle pas du tout à la musique proposée par les gaillards de Charleville-Mézières qui ont trouvé ce nom plutôt cool (comme au moins 10 autres groupes de par le monde). Le quatuor donne en effet dans un post-hardcore décomplexé et ouvert à d'autres influences (math, screamo) et n'hésite pas à déstructurer ses compositions pour leur donner un air encore plus chaotique. Pour la sérénité et la quiétude, on repassera, pour la baston bordélique, on peut rester auprès d'eux qui ont écumé les salles durant deux ans avant le coronavirus... Parmi les groupes croisés sur les routes, on peut citer Vesperine, Nesseria, Lethvm, Ilydaen ou Aleska pour conforter l'idée qu'il faut que les riffs soient distordus, le chant hurlé, la batterie percutante et que malgré tout, les ambiances doivent parfois savoir s'alléger pour ensuite être mieux saturées. Je suis aussi prêt à parier que Mr Bungle et les différents projets de Mike Patton ont un réel impact sur le groupe au moment de finaliser les morceaux, Quietus ose toutes les ruptures et les contre-pieds (pour être franc, "Anomie" dépasse mes limites personnelles) et façonne ainsi une identité différente de ce que beaucoup font dans ce registre qu'on pourrait juger trop "formaté". C'est donc en apportant des parties surprenantes dans des titres solidement bâtis que les Ardennais sortent leur épingle du jeu et viennent piquer notre curiosité de voir à quoi ça ressemble en live...