pornchild : demo Ces 4 titres ont beau avoir été enregistré avec les moyens du bord, ils n'en ont cependant pas l'air à leur écoute, le son étant en effet très bon. Le son de guitare n'est peut-être pas aussi lourd qu'en live mis à part la discrétion de la basse, il n'y a pas grand chose à redire. Le chant est la plupart du temps "clair", Philippe ne gardant des parties vocales appuyées (et pas forcément transcendantes) que sur certains passages pour en renforcer le climat malsain. Effectivement, le métal des Pornchild n'est pas trés joyeux, il place l'auditeur dans la position d'une cible, on sent qu'ils vont attaquer, nous attaquer, mais on ne sait guère quand... La longue respiration de la fin de "Gent" nous fait croire à un déchaînement dans les secondes qui suivent mais, ô surpise, ce n'est pas pour tout de suite, l'attaque se fera par paliers, parfaitement maîtrisée, de plus les petits gars s'arrangent pour ne jamais vous achever, histoire de jouer un peu plus avec vous... Sur "Promised land" les guitares et les rythmes sont tranchants et plannants à la fois, le chant (en anglais) très mélodieux nous invite à le suivre tranquillement et sans qu'on s'en soit réellement rendu compte, tout s'est accéléré, ce n'est que sur les breaks qu'on le réalise. S'il faut trouver des comparaisons, on ira chercher les Deftones (plutôt les deux premiers albums) comme à chaque fois qu'un chant mélodique peut se faire violence... Mais les Pornchild ne sont pas un clône de qui que ce soit et s'ils doivent apprécier "7 words", ils savent aussi faire autre chose...