Paul Di'Anno Alors, là, gros dossier. Dans tous les sens du terme. L'affreux Paul Di'Anno, LE premier chanteur d'Iron Maiden (et vocaliste de deux premiers "classic album") qui a construit sa carrière solo (depuis quarante ans) sur le spectre de son ancien groupe (typo sur les albums, nom de son backing band) est de retour dans les bacs. Et Paul Di'Anno, le plus redneck des Anglais (sa biographie sordide parue chez Camion Blanc est un mélange de drogues, bagarres et sexe sale), n'est pas vraiment inspiré.

Hell over Waltrop - Live in Germany est donc un disque enregistré en public au festival Waltrop, qui semble ressembler plus à une fête à la saucisse qu'au W.O.A Festival si tu vois ce que je veux dire. Et même si le type chante faux un coup sur deux (ou plutôt deux coups sur trois, je le trouve vocalement en meilleur forme que ce que laissent à penser les dernières reviews de concerts que j'ai pu lire (et oui, je m'intéresse à tout). Rien d'étonnant en fait, car le live date de 2006 ! Bien joué man !!! Comme tu as voulu nous la faire à l'envers mon Paulo, je ne vais pas te rater. La tracklist est un "subtil" mélange de titres de la Vierge de Fer (qu'il aime tant critiquer) et de sa sombre carrière solo, sans compter la métallique version de "Blitzkrieg bop" des Ramones (ce n'est pas la pire que j'ai pu entendre, mais elle ne figure pas dans le top 666 des meilleures versions). Le backing band envoie vite et fort (trop vite parfois, l'enregistrement live n'ayant pas corrigé les quelques imperfections de la prestation, ce qui est à mettre à l'avantage de l'artiste) dans un style bien entendu très proche d'Iron Maiden mais revisité avec une touche de modernité, et c'est toujours sympa de réentendre les premiers classiques avec le vocaliste d'origine.

Mais franchement, c'est quand même laborieux (voire pathétique de voir ce pauvre type s'accrocher à une période révolue) et à part pour les nostalgiques et les ultra fans de la période "Iron MaiDi'Anno", ce disque n'a que très peu d'intérêt. Bon, si vous me cherchez, je suis parti me réécouter Killers. Bisou.